EXPOSÉ DE LA QCESTION : SOS AVENIR
Les conquêtes de l'industrie et des arts sont éminemment susceptibles de se prêter à des besoins de l'ordre le plus inattendu. La clinique cherche partout des éléments et elle s'assimile rapidement ceux qu'elle peut emprunter à des découvertes étrangères en apparence à l'art de guérir. Un malade frappé aujourd'hui d'un accès de manie aiguë, sera complètement guéri dans un ou deux mois; au sortir de l'asile, quelques noies rappelleront peut-être les particularités de son délire, mais rien ne gravera
• La justice est parvenue, on le sait, à tirer un très-utile parti de la photographie et chaque jour, grâce à des portraits d'une ressemblance accablante, des recherches sont rendues faciles et des arrestations sont opérées. Kous nous sommes demandé à notre tour si la photofiraphie ne pouvait pas rendre des services signalés à la médecine légale des aliénés. Eh bien, cela est évident, mais la question est encore trop neuve et nous n'avons pas encore pu en faire d'applications assez nombreuses, pour soumettre ici des résultats concluants. La question reste pour nous à Téluile et nous sommes loin de la perdre de vue. — Ces réserves une fois faites, nous ne pouvons qu'exposer aujourd'hui les principes généraux sur lesquels doit reposer ce procédé d'investigation d'un nouveau genre.
dans l'esprit du médecin la diversité des expressions pathologiques de la face et ne lui replacera devant les yeux l'image des traits normaux avant ou après la guérison. Esquirol, dans l'Atlas qui accompagne son ouvrage, nous a transmis des dessins représentant quelques types assez curieux. Il attachait une si grande importance à l'étude du masque des aliénés, qu'il avait fait prendrey plus de deux cents portraits ; mais la mort est venue le surprendre au moment où il comptait donner suite à ses observations. Guislain, secondé par des aptitudes artistiques peu communes, a dessiné lui-même plusieurs porraits, et a particulièrement insisté sur les rapides modiiications du visage dans la folie. M. Baillarger, depuis une quinzaine d'années, a fait reproduire par le daguerréotype un certain nombre d'idiots, de goitreux et de crétins. M. Morel, d'abord dans ses Éludes cliniques, puis dans son excellent Traité des dégénérescences, n'a pas négligé ce point de symptomatologie psychiatrique. Ferrus, . dans une tournée d'inspection, fit daguerréotyper l'épileplique qui assassina notre regretté confrère M. le docteur Geoffroy, et, si nous sommes bien informé, MM. Dagonet, A. Laurent et Billod se livrent avec zèle à des recherches physiognomiques.
La propriété dont jouissent les sels d'argent d'être décomposés par la lumière et l'introduction dans l'art photographique de glaces collodionnées permettant la reproduction instantanée et la fixation de l'image d'objets en mouvement, tels que les vagues delà mer, des chevaux au galop ou des régiments en marche, devaient consacrer un progrès important; L'élude de la pathologie