‹ La folie espagnoleChapitre 2 sur 6 · FOLIE · texte numérisé non relu

FOLIE

des mercuriales. Son maître lui fit sur rétat, la moralité^ les facultés de sa femme , des questions de forme | mais prononcées d^un ton. à intimider.

Quant à la moralité , monseigneur sa-* yait à quoi s^en tenir, et son page l'assura que sa femme était la vertu même ; pour Fétat , ils nWaient rien à se reprocher ; la petite étai|; fille d'un paysan, et Guzman avait eu pour père un piqueur du. château. Du côté des facultés, il avait tout à ga-r gner, puisqull n'avait ri^n, et que sa petite femme lui apportait en dot un joli domaine. L^enfant; de Pacôme, de Mendoce y ou des autres , était en nourrice, et devait un. jour passec pour un neveu ^ il n^en fut fait aucune xiiien)ion à monseigneur» Le domaine était loué très-^vantageu-sèment. Au total, Guzman avait fait une très-bonne affaire en spéculation ^

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ÈSÏ>AGNOL«. ^5

et même en affeclion ^ car la petite lui avait plu au premier coup d'œil 5 aussi Cerdagne , bien aise de' les garder tous deux , termina - 1 - il la séance , ainsi quMl Tavait pt*ojelé , par des recommandations générales; 11 éleva Guzman au grade d ecuyer ^ en faveur ^ dit-il , des soins quMl s'était donnés pour ramener Mendoce 5 et il se proposa bien de Foccuper au dehors d'une manière ai suivie , que sa femme manquât lôut-à-fait d'occupation, ce qui pourrait le faire passer , lui , pour uu passable pis-aller. Indépendamment de cela , rintérêt ne perd jaméns ses droits sur les femmes' et puis elles trouvent toujours, je ne sais pourquoi, quelque gloire à fixer un grand seigneur dont souvent elles ne se soucient guère.

Guzman venait de sortir pour aller se féliciter avec set femme des bontés de monseigneur , lorsque le vieux

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