‹ La folie espagnoleChapitre 5 sur 6 · IV · texte numérisé non relu

IV

cière phrase la frappait surtout : Je ne te donnerai pas à un autre sans ton consentement. Elle sentait que tant qu'elle serait libre elle pourrait espérer, et e^ëtait assez pour sa consolation.

Le bouillant Meudoce était auprès de Trufaldin , persistant à rentrer dans le château , imaginant cent projets plus absurdes ou plus dangereux les uns que

' les autres. Son amour allait jusqu'à la frénésie , ou plutôt il aimait véritablement , il aimait pour la première fois , et sa vivacité ne lui permettait pas de se modérer,

Trufaldin , bien sûr qu'il n'avait rien & craindre chez le comte de Gerdagne, rassuré d'ailleurs par la conversation que ce seigneur venait d'avoir avec son maître , Trufaldin s'appUudissant de la

•dissîniulation et de l'adresse qu'il avait eues dans cette scène , Trufaldin comp-

- i^Qt ^ur 4^5 récompenses , et dbposé à

feÔPÀGNOLË. ^5

seconder les vues de notre amoureux, qui s'accordaient avec cellçs du père, Trufaidin trembla à quelques propositions de Mendoce. Ses desseins étaient tellement exage'rés , tellement violens , que Tamitié d^aucun beau- père ne devait survivre à leur exe'culion 5 et le bonhomme , pour ramener son maître à des sentimens modères , fut obligé de chercher lui-même quelqu expédient à la faveur duquel on pourrait entrer au château sans passer pour avoir le diable au corps^ Il ruminait à cela , lorsque Mendoce lui demanda à quoi il pensait y lui ordonna de le suivre , et se remit en marche. « Où allez* Vous f lui dit Trufaidin, — Je suis piqué au jeUé --*- Mais c^est le chemin du château que vous prenez là. -^ Je le sais biwi. -^ Et le danger f — Je le brave.

— Et cet honnête homme de père ? — Je rhonore. -* Ah ! vous ne voulez pas

le tuer ? — Fi donc ! rhorreur I ~ Et s^ïl vous tue, vous? — C'est le pis-aller.

On à laissé les portes ouvertes 5 c^est

fort bien et j'en profite. —Et si

cela couvrait quelque piège ? — C'est le pis-aller. — Enfin , vous voulez rentrer là-dedans ? — Certainement , je le veux. —Et que ferez-vous quand vous y serez P — Je marcherai droit à l'appartement de Séraphine. — Et vous y arriverez comme la première fois. Le seigneur de Ripai , outré de votre opi* niâtreté , vous fera arrêter , vous emprisonnera 5 vous serez obligé de lui décliner votre nom, et comme vous le disiez tantôt , il écrira au comte d'Aran, qui vous enverra prendre... — C'est le pis-aller. Je veux approcher Séraphine, lui parler , la juger, et si elle a le mérite que je lui suppose , je Pépouse , înalgré son père, malgré le mien, mal* gré elle, s^il le faut. — C'est un peu

foi:t- — J^aîme Fei^traord maire. — Raisonnons un moment , car jamais on u^a vu condnire une . affaire sérieuse avec autant d'extravagance. — Rai^ sonne , puisque tu as la manie da rai-»

sonnement ; mais sois bref , je n^ai pas de temps à perdre. -* Vous sentez bien ^ vous - même ^ qu'il est insensé de rentrei* là en plein jour. N'est-il pas plus sur et plus commode ^ puisque décidément vous voulez parler à Séraphine , de vous introduire la nuit, jet...... — • Et

par où , balourd ? — Gomment , par où f Avec une imagination comme la vôtre, vous ne trouvez auciin moyen?

— Mais ces ponts seront levés , les fenêtres sont à vingt pieds. — Eh ! qu'importe? Cherchez , seigneur , cherchez et vous trouverez. »

Trufaldin avait ses petites raisons particulières , qui lui faisaient préférer la nuit au jour. Il comptait retrouver

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sa gros<;e fille à lar faveur des ténèbres ^ de la solitude qui raccompagne 5 il eoniplait sur Faniour inquiet d'Inès , qui sans doute ne lui permettait pas de dormir, et lui faisait tenir i'oreiHe au guet 5 il comptait sur les hasards 5 snr quoi ne comptait-il pas P Mendoce rê- Tait , se (rottait le front , Toeil tantôt fixé sur la terre , tantôt sur la place quHl voulait forcer * <k J'y suis , j'y suis, s^écria-t-il tout a coup. — Ah ! contezmoi cela. -* Nous employons le reste de la journée à couper des fascines dans le bois. — Après ? — Vers ' minuit nous les chargeons sur le mulet de notre hôte. — Bon. — Nous les jetons^^ dans le fossé, --r Bien. -* Nous les couvrons de pierres , que nous arracbon& du parapet. — A merveille. — Nous:

passons à pied sec , nous faisons sauter la grille d^ln soupirail de cave , nous; descendons comme nous pouvons.

ESPAGN OLÉ# ^g

— Non ^ non pas , s'il vous plaît 5 nou^ descendons avec une cordé, une lan<« terne sourde d^une niain....r. -** Une pince de fer de Tautre. -** J'y suis à mon tour. Nous soulevons les peuples* --« ^^ Nouii montons dans les cours. <^ Nous cherchons*^.. -^Nous trouvons^ •*- Nous parlons .« — Nous persuadons ) nous enlevons ^ nous ëpour' sons — ' Ta ^ ta ^ ta , ta l Nous retournons au château d'Aran ; le comte sera trop beureux de nous recevoir ^ il fera la demande dans les règles , elle

sera accueilHe -« Ta , ta , ta ^ ta !

j'ai le temps d'attendre , n'est-ce pas ?

—Mais, seigneur — Paix ! — Permettez..... • — Paix l faquin ^ paix i et à l'exécution. Le mulet , les bourrées , l»

lanterne y la pince , et vivent Taoïour et les amans déterminés l »

Mendoce court vers la maison duf concierge ,, et Trufaldin le suit d'aussi

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près qne le permetleût son gros vestre et ses jambes courtes. Mendoce retourne tout dans cette maison. Haches ^ couperets ^ cordes , ferremens , sont trouvés au grenier , à la cave , et sont rassemblés en un tour de main. « Je ne croyais pas , dit le concierge , qu^un philosophe fût si expéditif , ni que ces instrumens pussent servir à Tétude des sciences , ou aider à la méditation. — Biih , bah , bah ! J'ai renoncé à la philosophie. Allons , Trufaldin , suis - moi. » Et il court à Pécurie , il bàto la mule lui-même^ et Trufaldin conte en quatre mots, au concierge, la grande entreprise qui se prépare , et il rejoint son maître 5 et le concierge , aussitôt qu^ils sont partis , va tout redire au sien , et Gerdagne va faire une longue histoire du tout au comte et à la comtesse d'Âran , et la comtesse tiemble que son fils ne se

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câMe le cou , et Cerdagne l'assure qu'il est un dieu pour les amans.

La comtesse voulait absolument qu'on mandât son cher fils, qu'on lui déclarât que celle pour qui il voulait faire ces extravagances, élait Te'poiise qu'on lui destinait 5 elle voulait qu'on les mariât pour en finir , et qu'on s'en rapportât de ta conduite future de répovix à sa raison qui mûrirait , et aux grâces de Séraphine* C'était le parti le plus court , maïs Cerdagne soutenait que ce n'était pas le plus sage. Il prouva avec tant d'éloquence , et par ,4|int de raisons, que Tinconstance marche avec la facilité 5 il se prononça si nettement sur la résolution bien prise de ne pas compromettre le bonheur de sa fille, que la comtesse se rendit eu soupirant.

Mendoce est entré dans le bois avec son écuyer. Il tombe à grands coups

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de hache sur un jeune taillis du beau^.

père 5 Trufaldin le seconde 5, ils font un abattis épouvantable.. Le j^une honime sue sang, et eau pour entrer d'ans un château où on brûle de lerece^voir 5 il lie ses. bourrées 5 il en fait de quoi combler un bras du Danube ou un fossé de Yienne j il charge le mulet, il le charge à le faire tomber sur la place. Il arrive à la lisière da parc j en soutenant le pauvre animal, d'un côté, pendant que Trufaldin le tenait en équilibre de Taulre.. Il était nuit close. Ils tirent, ils poussent le* Hiulet jusqu'*au revers du fossé en facede l'appartement de Séraphine. Mendoces^arrête , il écoute, il regarde si la lime, qui commence à paraître ,. ne:

Tes trahit pas. Il n'entend rien , il ne voit personne. Trufaldin l'aide bravement à décharger les fascines; Mendo ce le félicite de sa résolution, et no:

§€l doute pas des raisons qui lui donnent du courage.

Cerdagne , averti, faisait beau jeu k âotre amant. Sous divers prétextes , il avait retiré tout son monde dé cette partie du château où était Tapparte-^ ment dfe Séraphine , et où devait se diriger Tattaque. Il voyait tout avec le comte et la comtesse , et les^ rassurait^ par sa gaîté et ses saillies.-

Séraphine ne se tenait plus chet elle* pendant le jour^ elle y rentrait le soir et s^occupaît à ces petits ouvrages qui remplissent les loisirs des femmes. Une* de ses suivantes travaillait avec elle ,■ lorsqu'un cei*tain bruit se fit entendre^ sur le bord du fossé. Séraphine ne pen-sait qu'à Mendoce ^ elle ne douta point qu'il ne tentât quelque moyen nouveau de l'approcher 5 elle frémit des suites^ de cette imprudence, s'il se rencon-tirait avec son père f et en effet ,, daoa^

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toute autre c'rconstance , le Her et de'licat Cérdagne eût châtié l'insolenE qui violait son domicile. La pauvre enfant , qui était bien loin de voir dans Mendoce le fils du frère d'armes, était dans une inquiétude mortelle. Elle éloigna la femme qui brodait avec elle; elle entr'ouvrit sa jalousie doucement si doucement que Mendoce ne put Tentendre^ mais les grands pareus^ qui étaient directement au-dessus ^ ne perdaient tien de ce qui se passait audehors , ni chez elle ; Gerdagne avait percé un trou au plancher , et lorsqu'on savait Séraphine dans sa chambre <, on se hâtait, eu riant, de quitter ses brodequins.

L'intéressante demoiselle reconnut d'abord son amant , et pénétra son dessein. La première idée qu'il lui vint fut de lui ordonner de se retirer j mais s^il n'obéissait pas , si elle était entea-^

due#.«*. Elle avait d^ailleurs solenueU lem^nt promis à son père , non-seulement de ne jamais parler à ce jeune homme , mais d'éviter même les occasions de le voir.-^ Cependant si elle se taisait, Mendoce poursuivrait son entreprise , il se perdrait , ou son père serait victime du plus jusle ressentiment : il ny avait qu'un parti à prendre ; il était cruel , il lui coûta des larmes^ mais elle ne pouvait balancer entre son amant et son père : « Oui , sMcîûa-t-elle en sortant , je vais tout dire au comte , je le dois , je le veux , et je recommanderai cet insensé à sa clémence. »

Ce père fortuné a entendu ces derniers mots. Plein de son bonheur , il descend, il se trouve au passage de sa fdie ^ elle Faborde , incertaine , tremblante ^ elle essaie de parler Sa

langue lui refuse un mot qui peut

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être Farrêt de mort àe son amante Quel élat ! CerdagnB en a ptlié , mai»

il faut une forte leçon à sou gendre ^ il'' Iç sent y il se possède , il presse sa« Séraphâne contre son sein ^ cette nou— yeUe marque de tendresse lui arrache le pénible aveu , Cerdagne Tembrasseavec une jolie indicible y remonte avecelle et regarde à sa croisée. Mendoce et Trufaldin sont disparus. Il était sage de bien souper avant de' compiencer un siège qui pouvait tourner en longueur, et ils étaient allés prendre des forces. Les bourrées étaient sur le bord du fossé , et déposaient évidemment contre le téméfaîre. Cerdagne entra dans une colère ,. mais-

dans une colère qui céda ce-^

pendant aux prières douces et insi-^ suantes de Séraphiiie, <s> Puisque tù le veux , mon enfant , il ne lui arrivera aucun mal. Tu prendras pour cette

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i^uit un autr€ appartement et noush laisserons faire cet audacieux. H en^ trera , je le ferai saisir, et on le re^ eonduira à ses parens^ qu^rl faudra bien qu^il me nomme : voilà , je erois^ luuique moyen de nous en débarrasser. — Mais,, mon père , si ses .pa— rens étaient dignes de vous ? — II.

n^aurait pas pris un nom supposé. — Peut-être des raisons particulières, lé-

giiinies même ..— Chimères que

tout cela. »

Cerdagne conduit sa fille dans Ia< salle à niangpr , et ordonne de servir.

Sa fille , triste et pensive , ne mange pas, n'entend rien des choses obligeantes quMl lui adresse. Elle se retire de très-bonne heure ^ Théodora la condtijt à la chambre que son père lui ai fait préparer, elle se jette habillée surun lit d'où rinquiétude écarte le. som3»r meil..

Geidagne doit être prêt à tout. Il reste à table , il boit ^ ou il en fait semblant 5 il re'pète toutes ses vieilles romances , et il en sait assez pour chanter jusqu'au jour. Ses domestiques étonnés n'entendent rien à une fantaisie si éloignée de ses habitudes ^ mais il faut qu'ils restent , qu'ils servent , quMls écoutent.

Pédrillo a le double emploi de fournir aux besoins du seigneur d'Âian et de son épousjB , et de venir rendre compte des moindres démarches, de Mendoce:

confideiis et autres , tout le monde est occupé.

Mendoce et Trufaldin reviennent avec une nouvelle ardeur. Ils regardent fièrement iin fossé de vingt pieds de largeur , dans lequel trois pieds d'eau fangeuse reposent sur une toise de boue. Les fascines sont saisies , lancées ; elles surnagent ^ mais on attaque le mur extérieur' da

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fossé ^ la pince de fer fait sauter la première pierre , les autres cèdent au moindre effort^ en peu de temps on fait brèche aux retranchemens du beau*père : il n^est pas une heure du matin ^ et un pont étroit , mais^ solide y est établi sur ce fameux fossé. Mendoce s'avance le premier ^ l'épée au côté , la hache à la ceinture ^ Trnfaldin le suit , la pincé sur l'épaule, et la lanterne sourde accrochée à une boutonnière de son pourpoint.

Nos héros passent le fossé , ifs suivent les tours , les murs à crénaux ^ Trufaldin , baissé, présente sa lanterne , on arrive à un soupirail ; il y en a d'autres , sans doute ; mais , pourvu qu'on entre , il n'importe par où , quand on ne connaît pas l'intérieur de la place. Ce soupirail est fermé par <leux barres de fer. Il est aussitôt décidé qu'on en fera sauter une y et qu'on attachera la corde k

Fautre. La pince joue ; la barre ^ a> demi-roDgée parla rouille , résisite peu ^ on examine Tonverture^ elle est plus que suflisanle ; la corde est fixée ^ comme on fait tout quand on ne prend )e temps de rien. Le fougueux Men*^ doce s^accroche , et se laisse couler dan»

la cave ^ Trufaldin , que Tâge a rendu pesant ^ descend avec précaution , et Q est encore à vingt pieds de terre ^ que son maître a reconnu les lieux en par-^ lie y et se récrie sur les charmer de son expédition, « Les belles, voikes l comnte elles sont humides ! conmie ellet sont noires I comme ces conduits paraissent prolongés ! Allons donc^ un peu de lé-^ gèreté. Tu es aussi lent à agir qu^â te déterminer. — C^est que cette m»^ aière de voyager est ua peu nouvelle pour raoi^ je préfère la terre ferme» N^importe^ tn^y voilà , et sans la moin-^ are contusion.. Ah! mon Dieui

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fl elaît temps 5 le no&ud a coulé, la corde se détache, elle vient après moi^ la voilà tombée. — Tant mieux, morbleu ! me Toilà précisément dans la pôiv sitian de ce général d^armée qui , en abordant la côte ennemie, brûla ses vaisseaux , et se mit dans la nécessité de vaincre ou de mourir. — C'était un mal-avisé que ce général-là.: il faut toujours se ménager une porte de der « rière. — Tu discourras une autre fois..

Faisons une , reconnaissance exacte des lieux. Ah, ah! un grand escalier!— Ce n^est pas celui-là quUl faut prendre. Il mène peut-être à la salle à manger^ voilà rheure du souper , on ne compte pas sur nous. Voyons par ici, s'il vou& plaît. Tenez , voilà une porte grillée qui ouvre peut-être sur quetquVscalier dérobé.— Donne-moi ta lanterne. »

Mendoce passe sa lanterne à travers les barreaux de la porte, et il trauve

un caveau au vin. Il tourne d^un autre côté, et vis-à-vis de la grille il voit une seconde porte , il en voit une troisième, une quatrième, une cinquième. •« € Que de portes ! s^écrie Trufaldia ^ et laquelle attaquer, bon Dieu! -*- Il n^importe pas. La pince ! la pince ! Des bras^ , de Topiniâtretë , et la fortune fera le reste. »

Il s^attache à une porte qui lui pa^ raît moins solide- que les autres ^ il insinue sa pince en bas , en haut ^ il la glisse dans la serrure , sous les gonds j il pousse , iL tire , il travaille , se fatigue , il déchire ses gants , il s^écorche les mains ^ mais la porte s^ébranle , et il est insensible à la douleur. Trufaldin croit toucher au moment de revoir son Inès , il jouit par anticipation ; mais un certain bruit calme tout à coup sa joie et ses transports. Il ne craint rien du comte de Cerdagne, mais ses gens

peuvent rassoinmer saâs Fentendre^ et puis il est minuit ^ c^est Theure des revenans, et Trufaldin y croit : c'est tout simple. II se colie à Mendoce , il le tire par son pourpoint. « Vous n'entendez pas, seigneur ? on marche. — Tu rêves. — On parle. — Chansons. — On met une clef- dans une serrure. — C'est vrai. »

Mendoce tourne sa lanterne , ir se retire, avec Trufaldin, du côté opposé à celui d'où vient le bruit ^ ils se tapissent tous deux derrière un gros pilier en pierre, et ils attendent ,sans souffler^ que l'ennemi paraisse.

Pédrillo était entré plusieurs fois dans la salle à manger. Il avait dit quelques mots à l'oreille de Cerdagne ; Cerdagne lui avait répondu de la même manière , et ses domestiques , qui ne l'avaient jamais vu aussi intime avec ses gens, étaient toujours phis étonnés.

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