XVI PRÉFACE
mence au moment où il a commis l'acte qui hii sst imputé; introduisant ainsi un nouvel élément, une nouvelle difficulté dans le problème, et rei;\-, dant plus obscure encore l'idée que nous devons nous faire de l'irresponsabilité : car il est des actes commis volontairement, et cependant sous de telles influences morbides, que la loi a décla,m l'auteur irresponsable , et l'action non libre à,^ leurs yeux.
» La Cour de Cassation jugea, dans l'un.d^^ cas soumis à sa juridiction, qu'il n'y avait pas contradiction réelle entre les deux affirmations, que les jurés avaient entendu déclarer que l'accusé avait cette volonté quasi-animale que peut avoir un homme en démence. , ,|,
j> Si la volonté, continue M. le rapporteur,! peut exister chez l'individu dont l'aliénation mentale est évidente (il est en effet des aliénés chez lesquels se conserve la faculté de tendre fermement et intentionnellement vers un but), pourquoi la volonté ne pourrait^elle pas être troublée sans que l'intelligence le soit également?
» En médecine légale, l'homme de l'art appelé à démontrer que telle impulsion est morbide,
â^vra-t-il dbnc^ s'il en trouve les caractères dans
l'acte lui-même, devra-t-il s'évertuer à prouver
uri'^trblibïé' de l'intelligence proprement dite.
alors que èel le -ci parait n'avoir rieri perdu de
son intégrité ?
''V Si'; eii' l'absence d'une lésion apparente, il en
vlè'nt' â''s(iuténfr que le trouble est à l'état latent, > i)i I
a quoi aboutiront ces raisonnements subtils? »
Chacun de ces alinéas renferme un argument cdiitre no ti'e doctrine ; examinons-les successixMérà!'' ^" ""^' .— —• ^i - -
Et d abord, ce verdict du jury : « oui, raccuse
a agi volontairement, » est-il contradictoire dé
cette autre affirmation : « oui, il était en état de
démence au moment ou il a commis l'acte qui lui est imputé? » Sans doute, si par volontairemefit on entend librement; non, si l'on accorde à'volobté son acception rigoureuse. Car les actes de beaucoup d'aliénés sont volontaires , sans qu'ils entraînent la responsabilité. La déclaration du jury « ne rendrait plus obscure encore l'idée que nous devons nous faire de l'irresponsabilité, )' que Si l'on accordait à la faculté voïontairie les'pt'érogatives dë'la l'ibértë: 'Comment, eu
xv;u PRÉFACE;!"
effet, concilier la liberté et rirresponsabililé'?!! C'«st aussi impossible que la compatibilité de.la ,i raison, et de \a, folie; tandis que Ifuyolonté^ daM'^»! son, sens exaet, philosophique, n'est p£»s inco»4T)7 patible avec la perte de la raison^ de la libecté/u et-partant de l'irresponsabilité;! oevc àllooeî sihf)
•LaiGôurde Gassatlonle'Gomprit aifl«JQiq(ue)n:âiii elle jugea « que les jurés avaient entendu idé'^r) clarer que l'accusé avait cette volonté qiiam-^miii'f waie que peut avoir an horïïra© en démence. ki'ij.i Cette volonté quasi -animale, qu'est- elle autre;: chose que la volonté instinctive, réflexe, autOT/n matique, fatale, irréfléchie? C'est le vouloir ïm^m médiat, sans délibération préalable;, ou précédé , d'un sophisme d'aliéné, souvent d'une concep-.b tion! délirante, ou d'une simple hallucination. i( Or-Jaiune telle faculté n'a ritâ» qui répugne à a l'irresponsabilité. i..i£mai SMS^^iiJyJoi auu «iobop
M. le rapporteur, empruntant nos propres expressions, reconnaît « qu'il est des aliénés' il chez lesquels se conserve 7a faculté de tendmiw fermement et intentionnellement vers un but; of", dit-il, « si la volonté peut exister chez l'individuil I dont l'aliénation mentale est évidente, pourquoi. ;<
né ï)ldln^ra'rK}ll'é^^àà être ffofdbléé' sâW^' que l'iHi^ ' teHigénce le soit également? » Mais, de ée qûe^^ les fous rie sont pas nécessairement priVes d^eto' ' volô^ïilé i quand ils le sont de Vintelligence , comme on le dit souvent à tort, confondant ainsi i Cette faculté avec la raison', il ne s'ensuit pas ' que la proposition inverse soit vraie par réciprocités! Car, un aliéné peut être intelligent sans ) être libre, comme on le sous-entend lorsque on > oppose volonté à intelligence. Si par intelligence i on entend, comme il arrive habituellement, la > raison , comment comprendre l'existence chez la . même personne de l'intégrité de cette faculté n avec la foiie? Toute la confusion naît du défaut v de précision des termes dont on se sert. Car tous les • aliénistes savent que les fous veulent ordi-) nairement, même avec énergie, et montrent quel-iO quefois une intelligence remarquable; et tous f sont d'accord à refuser à de tels malades la volonté libre, c'est-à-dire la liberté et l'intelligence ^^ raisonnable qui s'appelle la raison. r^Ui-cji iyiio Nous pensons, avec M. le rapporteur, "'«"qoe-i^ l'homme de l'art appelé à démontrer que telle impulsion est morbide, s'il en trouve les caracr-
XX PiRÉPAGE.
tères dans lacté lui-même, ue devra pas s'éveiv tuer, en médecine légale, à prouver un trouble de l'intelligence proprement dite; » mais nous nç pouvons admettre avec lui, que « eelle-ci puisse paraître n'avoir rien perdu de son intégrité^, ,^siii y a folie. Car l'intelligence, ne fût-elle que la faculté de comprendre les rapports véritables des idées ou des perceptions, cette faculté, dis-je, est forcément atteinte dans son intégrité chez l,es aliénés, car «'est elle qui élabore les prémisses de la raison, en tant que pouvoir de raisonner et d'être raisonnable. "^TtriR'hlIov ',n
Nous n'avons pas accordé à la théorie des troubles simultanés de l'intelligence et de la volonté une importance exagérée dans la pratique, puisque M. le rapporteur reconnaît que, « quand il s'agit d'irresponsabilité, le critérium, pour l'auteur allemand comme pour nous, est le caractère morbide de l'acte. »
Nous lisons enfin :,« Si, en l'absence d'une lésion apparente de l'intelligence, l'homme de l'art vient à soutenir que le trouble est à l'état latent, à quoi aboutiront ces raisonnements subtils ?,,vi .,>:,,ï)Jous pensons que la lésion intellectuelle, ou
PRÉFACE. XN,i
mieux, que le trouble de la raison est évideul dans tout acte morbide, l'acte ne faisant qu'exprimer l'état de l'esprit ; une action folle représentant nécessairement une idée, une impulsion folle, quelle qu'en soit l'espèce. Que le trouble puisse être latent dans l'intervalle d'un acte vésanique, nous ne voyons rien là qui répugne aux faits. La folie intermittente n'en est-elle pas une preuve éclatante?
''''-Contrairement à notre théorie de la dépendance absolue de la volonté à l'intelligence, qui ne voit d'autres mobiles des actes que la pensée, M. le rapporteur objecte : « Si la volonté ne devait exister qu'après la délibération, est-ce que à la rigueur, au point de vue philosophique et moral, la puissance de vouloir ou de ne pas vouloir ne serait pas anéantie? car délibérer est un fait qui appartient à la volonté , en ce sens que nous sommes maîtres de délibérer, de peser les raisons pour ou contre. Or, si la liberté se rencontre dans l'action par laquelle on délibère, il n'est pas permis de soutenir qu'avant d'être libre, il faut avoir délibéré. » '-" ■
Notre opinion formello. et sm" laquelle reimse
•'Héfflé"théorie de la folie' iri^rifetivd/'fesï'f^lië'la rJolonté peut être irréfléchie, et partant indépen- "dante de toute déUhémtion. Mais de ce que dêli- 'fiérer suppose un acte de volonté, nous ne voyô'ns pas giie cela « anéantisse, au point de vuephl- ' losophique et moral, la puissance de vouloir on de ne pas vouloir. Car il n'en résulte pas que la volonté ne puisse exister sans délibération. ^^11 est vrai que délibérer est un fait qui appartient '^à la volonté. Mais on ne conserve pas à cette «acuité son sens primitif, lorsqu'on dit; en pbilr •'suivant le même raisonnement : « Or, si la liberté se rencontre dans l'action par laquelle on 'dél^- -'bère, il n'est pas permis de soutenir qu'avant rM'ètre libre, il faut avoir délibéré. » Car, si nous pensons que toute délibération est un acte (Je volonté, nous n'en concluons pas que la délibé- " ration implique la liberté morale, parcettérai- 'j'son que les fous délibèrent et qu'ils ne sont pas ^fîlibres. Enfin , délibérer est une M frét^detlfcs OQnanifestations de l'activité' volontaire et libre, 'ttoais il ne la constitue pas davantage que tout -fïftritré'acte; il n'en est même Texpression qit'ftul'anl que la délibération porte l'empreinte de'Fm-
, ^g/ji,ti(}e l^iVJjti^on et dfi.la|CQpscienc6!jn,Q<-a}p, -ff'fi^lh^^Mi.M la liberté. ]So|is n'avons donc, pas .(j^gjjTjÇ (juf! «,aYjant,4'êtreuU^re|j,;il faut avoir ,>^|^\^^% ^(ifluoique ,nûU;S reconnaissiops qa'tifle §,^ùii9f/iélibération,est l'apte d'un esprit sain,gq „o i^<^,fl^alentendu pvQvient encore d'uppieri^i^r efîjinonymique, liberté étant mis à la place^i^e
(Volonté ; et de ce qu'on nous a prêté l'opinion que i,i<( cette dernière faculté ne devait exister qu'après oUjéUbération.,!»- tandis que nptpe avi^est, quie„,si . iCJi^ljbèFeri i suppose vouloir, la volition n'est pas
nécessairement délibérée, à moins qu'elle soit fl3,arquée au sceau de lalibertéd) aitnoonai 98 ),,, Aussi sommes -nous, d'accord avec M, lerap- ^iporteur, lorsqu'il conclut, :, «incontestablement, ,(}a;délibératien éclaire le libre arbitre, elle ne, le ,QTèe pas. Ainsi raisonne la philosQphie.,jifjolo/ ,,.( Encore une fois, les idées, qu'elles soient ou
non délibérées, ne sauraient créer l'activité de ,;, l'esprit, elles la représeuteut; elles manifestent
le libre arbitre ou la folie, selon la cohérence ou
I , l'incohérence, la moralité ou la perversion de leur
.ligature et xle leurs associations. : ,Essay,ej: de i;am-
„pre.jeu^;iU'ii>.^,(? pouv,,ep,7iiWl«i>'H/iq.pr,inci[|e actif,
wiv lilVEPAOR.
impulsif, et l'élément purement intellectuel, représentatif, serait aussi puéril que de cherchei"à séparer la pesanteur de la matière, toute 'stibStance , toute essence de leurs propriétés' oU'ilfe leurs facultés. D'où il suit que l'acte réactionncl qui s'accomplit immédiatement après unevoliMoii est produit par ub mécanisme analogue à celui qui s'opère après délibération préalable, e'esi-ùdire après la réaction excitée par les idées-sent'îiipenls-sensations. La délibératioB'itiëiffaSttliue livrer la direction de l'acte à l'idée prédiôïni'nante, quelle que soit d'ailleurs sa moralité. Mais, de ce qu'il y a de l'activité dans la délibé-^ ration , comme dans toute succession d'idée j'Oîii n'est pas en droit de conclure que pour être libre il suffit d'avoir délibéré. n ,noi82Bq fil ob SToflib
1 1(11. n'est pas plus possible de concevoir l'indé'pendance des sentiments et des idées, que celle des idées et de l'activité, ou, comme on' a' dit, die la volonté et de l'intelligence. Telle n'est pas l'opinion exprimée dans le rapport. .;tJiuiJy kj >,iffi La faculté de penser se trouble et s'égar-e, sans que les organes de la sensation soient affec^ tés à un degré équivalent. Le cœur a aussi^ses
mouvements désordonnés et ses <lcfaillancos.
PlUEPAOB. XXV
s 1) L'homme moral existe. Les passions ne sont ,PfiS .tellement du ressort de l'intelligence qu'il ne sqU-paSi possible, ainsi que le voudrait l'écriviain français ; d'en suivre l'action indépendante."*'' iMilDanslafolie instantanée « le délire fait défattl; ,8,aflS! doute l'intelligence n'a plus été maîtreSSti, .elle a été absolument dominée, quoiqu'elle ait protesté, mais non troublée. Car cette protestation -U'est-elle pas la preuve qu'elle a conscience. •)•'' M ii|Sii l'intelligence et la conscience des actes sont identiques, sans doute elle existe chez) les fb'nfe instinctifs eux-mêmes le plus souvent ; entend- -onyiatt contraire, par intelligence la raison oU l'a conscience morale? évidemment, il serait cdh-L tradicloire de l'accorder aux aliénés. La folie diffère de la passion, ou bien en ce qu'elle croit très morales, très justes les idées qui l'assiègent, ou bien par l'irrésistibilité des impulsions souvent,'réprouvées par la conscience aussitôt que jCOj:jç,ues; mais, sous ce dernier rapport, l'analogie est étroite. Dans tous les cas, la conscience rno^ralev. quoique parfaitement éclairée, subit dans le wnflit des sentiments déraisonnables aiveeilos senUmenls honnêtes la loi des premiers ; evl
(tdHJnie nous u'/apprécions celte faculté que par \es phénomènes de sensibilité qui lui sontproipres, si ces phénomènes sont morbides, et on iine saurait le nier quand les actes qui les dénop- < Cent sont tels, n'est-il pas vrai que la conscience 1 elle-même est malade? Et si la raison a été auspi -(impuissante, n'est-ce pas évidemment parce que ces idées-sentiments atteints de perversiatiiïont !. prédominé? Ce trouble peut n'être que passager, -mais il compromet toute la personne inleljksctuelle et morale pendant sa duréei.On &'en laisse imposer par le retour de la lucidité» iUndikOiBBîie •qui commet un meurtre sans motifs a des idi^es -ûe sang; qu'il en ait conscieneeyijefetogYôBJi, -puisqu'il leur obéit; mais qu'est, alors, cette iniilelligence, si ce n'est la propre et sinistre clarté J des pensées homicides ?jy38i'/ tab ,Jn9à8rau ssl S'JL <( L'homme moral existe^nofiaB&i^QSteiïiinais ^e n'est pas une personne distincte. Vouloir sé- ■parer les passions de l'intelUgenc^i, ç'e^t-à-dire des idées, nous a toujours semblé aussi impossible que de concevoir des volilions sans idées. f;lOr, pour la plupart des,parti6aos deste^hles JexclusifB. de la voloi}té,i,,|es,,pa«^i0nP|,sont,ilies
PHÉHAOR. xxvii
"mobUes des actes instantanés. Mais dans le délire -'dîe la passion, qui ignore que le trouble est géné- (iraJ.On en a conscience, dites-vous? En effet, car -:pour qu'il en fût autrement, il faudrait avoir perdu ou la raison ou la vie. Le langage de la passion ne traduit-il pas d'ailleurs autant que •ses actes le désordre des idées, et partant de l?in- 1 telligence, autant que le trouble des sentiments? On ne saurait sérieusement objecter en faveur du cœur, métapbysiquement considéré, la doc- ''trine des organiciens; car, s'il est vrai que le poumon peut être atteint de phlegraasie, sans que le délire s'ensuive, ce qui n'est pas très rare ■toutefois ainsi que dans beaucoup d'autres affections, qui songera à comparer la solidarité grossière, malgré les nombreuses sympathies qui les unissent, des viscères de la vie organique-et animale, aux liens si intimes et si étroits des fonctions intellectuelles et affectives? Une lé- 9'ïiioB profonde du cœur, des poumons, de feg- -aoiîiac au du cerveau entraîne la mort; dfe.mémc 4n perte de la sensibilité morale , à eWe seak, ^'compromet la vie^ de l'esprit;! ila' folie lest* 'la ' ninrt; quelquefois '^assâgèi'e ', ili est vraiv de la
xxv'iii PREFACE.
riï)ê?f ?"mMé', "(Juand elle frappe, tout est 'àï-i teint, on n'est pas fou à demi. Aussi ne sâxi^ rait-on comparer les défaillances du cœur','*s( peu indépendantes du reste, aux troubles' d'^ l'homme moral, car, s'il est vrai que dans Tfl syncope, lecoUapsus est général, la syncope mdrale entraîne une prostration plus complète^ éMU est possible, de toutes les forces intellectuellefé'.''
Autre objection : " Marc raconte qu'une domestique, douée des meilleures qualités ',"'(ïè'manda un jour à sa maîtresse la grâce dè'''ra quitter, parce que, chaque fois qu'elle déshabillait l'enfant de cette dame, elle était frappée de'IK blancheur de ses chairs, et éprouvait le dêstr presque invincible de l'éventrer. ^^ JJ^^'ooiJ de
« De ce que l'impulsion provenait de cette sensation, la blancheur des chairs, et dè"'èiB qu'elle ne se manifestait que dans lés occasions ci-dessus, est-on en droit, comme le fait l'auteur, de chercher dans ces deux circontances secôii^ daires la preuve d'un délire de l'intelligence', point de départ de l'impulsion du trouble de là volonté? i> *'"'-■ ""'t;'^>">»i ""J'S
Il nous a semblé 'que' ces* ci rco'i'istâi^'c[!s''il%
P^^FfAjÇp, XXIX
liiient pas plus secondaires chez une personne dpot les appétits affectifs sont pervertis, que r;isp^ct d'un mets appétissant sjir up estomac l^jen disposé. Qui n'a éprouvé maintes fois, jie Ijesoin instantané de boire à la vue d'un ruisse9,U , d'évacuer la vessie, à, l'aspect d'un lieu propre à le satisfaire? Ces besoins étaient latents, non perçus tant que la conscience était occupée d'autres perceptions ; ngiais aussitôt l'attention (làtournée par un nouvel objet, une impulsion s'empare de nous, et, suivant son intensité et les motifs qui l'accompagnent, elle est satisfaite ou nous lui résistons. Telle est, l,a perversion de la g,ensibilité affective mise de côté, la situation où se trouvait la domestique dont Marc nous a laissé l'histoire. Ses occupations faisaient ordinairement diversion à ses horribles penchants ; mais ils s'éveillaient dés qu'elle déshabillait l'enfant -de sa maîtresse. Je ne vois pas qu'une perception soit insuffisante pour expliquer l'injipulsion instinctive chez cette fille atteinte de perversion , et pour troubler consécutivement son intelligence, quand le spectacle ou le simp|le réçit,4',i^i^i^Ç|tep|ireil lrouble^£^v|,r§sgr^1j, et fp^it
xx« / ' PRÉFACE. '
rec'iiler d'horreur la personne la plus hîèen^ible ' et la moins intelligente.
Ouanrt on voit la même tentation constammënts i se reproduire en présence de la même cànskpi serait-il déraisonnable de la considérer comme » point de départ de l'impulsion duirouble dei<l la volonté T'iK' "^'Hcnifijo onioTljpfn d 9(ip ernômali
Et lorsque la liberté agonisante demande qu'on éloigne l'objet qui la met en danger, est-il irfàS'»' tionnel de reconnaître à ce langage la confessiofl'-'' de l'affaiblissement de la raison? Y a-t-il inté- i grité alors des pouvoirs intellectuels ?" aupirio^^q
lia' Commission a reconnu que « les p»iS^ cipes de la psychologie sont les fondemeuts; lês"^ plus solides de la médecine légale/ f)df.'b uo noil
Telle n'est pas Topinion de l'auteur allemandyti) « Pour l'homme étranger à la médecine morale^'ib dit-il, la folie est un véritable chaos. Explique*;)«i analyser et vouloir déduire ces phénomènes teni uns des autres, d'après les lois physiologiquesp"' serait tout aussi peu fondé et aussi vain queidgifj prétendre rendre compte de toutes les affectiouMs'' par des anomalies déterminées dans le&fonclion*up de la digestion et de l'assimilation. Dans l'un' eV'n
dans l'autre cas, il s'y joint 4esi intluences liOdftr,) velles plus immédiates et plus organiques, quito rendenti impossible cette détermination, dlapr^ letj lois purement physiologiques.; i> oiinhoiam '^y
Certainement la psychologie ne peut avoir l'arabilion de suppléer la pathologie mentale; ra.aiS) de même que la médecine ordinaire serait lettre ,| close pour toute personne étrangère à la physiologie, autant, à notre avis, tout est inintelligible , dans la clinique mentale, si l'on n'a pas la cou- i naissance préalable des phénomènes de la vie;, psychique normale et de leurs lois, ii giok àliiï?
Sans doute, les dérangements de l'esprit ne sont! pas seulement des degrés divers d'exalta-.:. lion ou d'abaissement des fonctions intellectuelles, morales et volontaires ; la maladie crée des dégénérescences, des dégradations d'uni ça^ ractère que la physiologie n'eût pas soupçonnées ; mais les genres de ces anomalies spéciales sont moins: nombreux que ceux de la pathologie or- ., dinaire,, et les lois de perversion sont d'ailleurs ,, celles des penchants physiologiques. En sorte ,, quBj si compte doit être tenu de toutes les inr,,q fluences organiques qui augmentent le désprc|4fe,[,
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