CHAPITRE r
Qu'entend-on par volonté en philosophie? Est-elle indépendante de l'intelligence?
Pour Â.ristote, » Vappétit est désir, passion et volonté'. » <• Nul être, s'il n'a désir ni crainte, ne se meut, si ce n'est par une force étrangère^ » <( Voilà donc les deux principes qui semblent être les moteurs dans l'animal : c'est ou l'appétit, ou l'intelligence... Tout appétit tend à quelque objet ; et la chose dont il y a appétit devient précisément le principe de la raison pratique :
1. Psychologie iVArislole, traduite par Barthélémy St-Hilaire. Paris, 1846, pag. 181. — 2. Ibid., pag. 328.
le btil final est le principe de racliou '.)"<( Spér^ (•iflqiiement , le principe qui meut serait- donc iiniq,Uje-: c'est la pfiriie. appétitive de l'âme, en tant qu':oppétitm. Mais le premier de toias-lea moteurs n'en est pas moins l'objet que poursuili l'appétit; car, sans être mû lui-même, il meut parcs qu'il est ^onçu^^p i'intdlig&meiiOu^'quHl est imaginée » -^^^^^-■-^ '■^ ■vy:>^ \\^<).\y\\vn\
La volonté n'est donc qu'un mode de l'appélit, et celui-ci ne se manifeste qu'avec le mmn cours de l'intelligence. Donc vouloir et conniaîlir() sont inséparablesiiti ja inointtiijîlo laua iijl iup
Descartes reconnaît cette solidarité danèifte passage suivant : « Notre volonté ne portant \\ suivre, ou à fuir aucune chose que selon "ctuc notre entendement la lui représente bonne ôii mauvaise , il sulTit de bien juger pour bien l'aire'.» ! 9ldc8n unnoDô'i
Il fait , ailleurs , volonté synonyme de' Ifljrc arbitre et de liberté, et exprime plus explicitement l'intime relation de cette faculté avec Tintelligence : « La volonté, ou franc arbitre ,cDn* siste en ce que nous pouvons faire une tmÈmt chose ou ne pas la faire, c'est-à-dire aflirmeisioa
l. Psijdwloijie d'Arislole, pag. 'SM. — i. .UHd., .pug^Mi.io. Dcscai-tes, f)/,!icyi(r« r/c /(i Wc(/i('(;i', :'. |iailic. i
DE UAl'.FtDL'JE rsWTMé'itivi';. fl
iliur, poursuivreau fuirilesûkoses'qiie-l'èntenklement nous propose . i> •jqioiiiiif al Jflsinauijilij iv'iD.CeUô indifférence, que je sens lorsqitfe'ije ne! soiiisipaâ emporté veiS'Uii'côté plutôt que veré fm autre par le poids d'aucune raison, est le plus bas degré de la liberté, et fait plutôt parui^ tre um défaut dans la connaissance, qu'une imi perfection dans la volonté;. » ^\«v\;i>mM^.M
-;i«I'iToutes les fois que je retiens tellement ina volonté dansii(lesi bornes de la connaissance qw'eltei oefait aucuni jugement que des choses qui lui sont clairement et distinctement représentées par l'entendement, il nepeut se faire que je me trompe'. » irii /iii rjf.^^tu
M Dans ce paragra|)be y. la volonté n'est plust la liberté, puisqu'elle a au-dessus d'elle un pou^ voir qui la retient; mais l'entendement lui est reconnu indispensable pour éviter l'erreur, in^l ,1 Enfin, <i toute l'action de l'âme consiste en ce que, par cela seul qu'elle veut quelque cbose^ elle fait que la petite glande, à qui elle est étroitement jointe, se meut en la façon qui est fe*quise pour produire l'effet qui se rapporte h celle volonté'. )i Quoi qu'il en soit de la glande pl-
) .' Dcscartcb , Dmcoî/cs de la ML^hode, V iiirililiil. — -'. Und. - :!. Dcsoiirlcs, l'assioni de l'àmc, arl. Ml. 'J*''''^ >' ''^'' '' '" '