HiS'J«iiR-E.r,UJTWiJpi m
iiéale, c'est donc l'àip!.entière, r4»f..iUUeU.igft5#(
Leibnitz n'est pas plus que Descartes paiiçtisp.^, (le l'indépendance de la volonté •. « NottS trouvons en nous-mêmes la puissance de comm^nc'e^,' de continuer ou de terminer plusieurs ac- \\6ti§ de notre âme et plusieurs mouvements de» notre corps, et ce/a seulement par une pensée oi^ un choix de notre esprit. Cette puissance, c'est, ce que nous appelons volonté. L'usage actuel, de cette puissance se nomme volilion... LavoMPRî est l'effort ou la tendance (conaiM^) d'aller yçrsi ce qu'on trouve bien, et de fuir ce qu'on trouve mauvais ; en sorte que cette tendance résulte, immédiatement de la perception qu'on a... la puissance d'apercevoir, c'est ce que nous appe-^ Ions entendement... Lorsqu'on nous dit que la| volonté est celte faculté supérieure de l'âme ^ qui règle et ordonne toutes choses, qu'elle est ou n'est pas libre, qu'elle détermine les facultés inférieures, qu'elle suit le dictamen de l'entendement (quoique ces expressions puissent être entendues dans un sens clair et distinct) ,1 je crains pourtant qu'elle n'ait fait venir à plusieurs personnes Vidée confuse d'autant d'agents qui agissent distinctement en nom:V'^' '■•>"»'i^> 1
A ceux qui demandeiil ce qui détermine la
voïônlè,' il répond : c'est l'e&p-rit, on, eu remonn) lant aux motifs, ce sont la satisfaction e,« l'innquiétude "'idhRpssQ aup àulq «nq Jas n slnidiaJ -noiLinquiélude présente , qui" EfouS;. pr^s^&jj . opère seule sur la volonté et la détermine naturellement en vue de ce bonheur auquel nous tendons tous dans nos actions... C'est le b.Qiîheur et rien autre chose qui excite le désir/5îfj>ir Plus loin, il ajoute : partout où il y a désir, il j. à 'inquiétude. « Plusieurs perceptions et incliT nations concourent à la votition parfaite, qui est lé résultat de leur conflit... De toutes leê impuh sions diverses résulte, enfin, l'effort prévalant, qui fait la volonté \ » . .miuf
11 a établi précédemment « gueulai liHwrtéiift^ la' puissance que Ihomme asde- faire ou dft#e^ pas faire quelque action conforme là* ;?#-. (i»*!iA y^mkii ). ifeappfeten^jqu'H . défmit teirane arbitre , M^lfllfe^Pde' l'esprit '; pmir lui enfin , comme. pourArisfote et Descartes, les actions libres doivent être non seulementsponlanées, mais encore Mtftérees ^ ■)irî/o <'^n 9rfpioUp) ^çn.nn\^
.En résumé, d'après Leibnilz,-fM) volonté est
>\s\^\]S)^ î\u>Ui«vVi v6u'\«o',) sbbs'J ^sttHO^■ïsv\ ^.ur.w
I OEuvres de LcibiiiU, édit. de A-JafiquesAPïris, 1842, T-^J^, liv. -i , img. 113. - 2. Ibid., pag. 128. - 3. IbUl. , pag. 132. 1:1 4.'>^ftlVliâg; 15().^ S. /Wrf:,W1il5;-6. /('/'/., pag.llfi.
13 HISTOIUE CRITIQUE
l'iVi'aétô' éclairé de l'esprit, est" une tendance (conatiis) excitée par le désir ou malaise résultant de la perception de l'objet du bonheur fœ n'est pas Un agent distinct, elle n'est pas plus indépendante de l'entendement que le franc arbitre et la liberté. , ' '
- La volonté et rentendemë'rit,^''di'J "^^Wôsa,^ sont une seule et même chose. » Voici son raisonnement : " La volonté et l'entendement ne sont rien de distinct des volitions et des idées particulières elles-mêmes. Or, une volitioii'êV une idée, c°ëst une seule et même chose, par conséquent aussi la volonté et l'entendement '. » <( Il n'y a point dans l'âme de volonté absolue ou libre ; mais l'âme est déterminée à vouloir ceci ou cela par une cause, qui, elle-même, est déterminée par une autre, et celle-ci encore par une autre, ainsi à l'infini'. » Pas de volonté, mais des volitions, et point de volitions sans idées; voilà qui est catégorique. Mw.^.ni.w
« La volonté est, selon Locke, détetmï/i'é^'pai
une inquiétude, malaise de l'âme qu'on nomme le desir; aussi le vers : ' '
l'ideo mcViora, prohoqve, ilcteriora scqiiov,
I. OLuvrcs (le SiJiiwm , Iran, par E, Siusscl, j. 2. Iittiin|ie »,,, IHii. t. i, FA\w]nc, pat;. 01,-2. /to/.y'piig. oi.'" "'
esl-il souvent justifié. C'est le désir du boulieu,i,' et, le plus pressant qui fait vouloir. En suspendant nos désira, npus pouvorjs.nous déterminçi; par la raison. Maîtriser ses passions est .s'a^pro-p cher du bonheur par la liberté. La liberté suppose la volonté et le pouvoir d'agir ; quand cettç puissance n'est que ment^lf^ elk r,^sfe^^v(]Llon^é ou acte simple de l'espritx^ \>^„,p^,^, j^ ^f,,^, c,^^ |„o^
^i^PjÇji^a jÇPWme on le voit, reconnaît à, 1%,^;, lqnt,é un élément intellectuel et, affectif ;i^'iUfV confond avec le libre arbitre, lorsqu'il la,; réduit à l'état de puissance mentale, il la distinguo par, là même de la liberté, j^pi,,e^t,Ja||iijÇjai,ij<?j(J^e.y^-, loir et de pouvoir. .„y^ ^^j^f, tniof? p 7> '^
,|P|9,iir Condillac, senlir.çst,,^., lia .]^i,s, connaître et vouloir. Le désir exprime l'idée de quelque chose de mieux que l'état présent. Nous trouvons dans Destutt de Tracy, en faveur de cette opinion, <( qu'on donne le nom de volonté à cette admirable faculté que nous avons de sentir ce qu'on appelle des désirs'... Nos désirs dirigent nos actions et sont la cause de presque ;1,o«iS,npS|i plaisirs et nos chagrins; et, puisqu'ils sont,\la.:
1. Locke, Essai philosophique sur l'EiHendemeiH humain , ch. 21. Passion. — 2. Eléments d'Idéologie, de Destutt, C" do Tracy, 3" ("'flit. Paris, 1817, pag. Gl.
I i I '!lll:<TOIKE CRITIQIE m
stâte nécessaire des jugements que nous portons des choses, le seul moyen de les bien régler est de- porter des jugements justes et \ms\mf. L'homme est «m être voulant en conséquence de ses impressions et de ses connaissances, et agissant en conséquence de ses volontés'... L'être animé' a toujours dû sentir, se ressouvenir et juger avant de vouloir ^.. La volonté est réellerment et proprement la faculté générale et universelle de trouver une chose préférable à une autre*.. r..9fl àînolov bI aJaslinfioi 98 aellsupgal <^i>*'J'entends, avec Locke, par liberté, la puts-r sance d'exécuter sa volonté... Il ne peut exister de liberté avant la naissance de la volonté. C'est donc un véritable non-sens de pr4tendte.qu«jla volonté est libre de naître'. » 9!'>k tnoi ,vw\\
Donc, vouloir c'est sentir, désirer, connaître, préférer; être libre, c'est pouvoir exécuter sa volonté; dans nulle autre. -doctrine la volonté n'est plus inséparable de rintelligence, ni mieux distinguée de la liberté.
Thomas Reid appelle volonté le pouvoir <ïiue
nous avons de nous déterminer ; et volition, lo«t