I. Ibid
'^idàloKii encbre,' à' l'appui de notre liièse; quelques observations d'impulsions' 'dit«s insfinc-^ tîves^ émanant dïdées, de sentimeots pervertiis:i
i< La feroîne d'an cordonnier, dit Georget, se pktint d'avoir des idées qui la portent à immoler ses enfants, quoiqu'elle les aime, dit-elle, plus qu'ellerméuie. Elle n'a pas de mauvaises idées contre tes autres enfants. EUé nioote etdêscendi 1^ escaliers un grand nombre de (fois pmr. fair^i diversion à ses idees.iao o ; Jiiabuiq Jea ii ie : anj^
i.i« Un jour, dit M""' M.;., je taillais ttuepltone,' mon enfant entre, aussitôt je sens le plus vif désir de l'assassiner. J e repousse cette pensée; je me .demande, de sang-froid : pourquoi ai-je. des- intentions aussi affreuses ? Quoi donc peut me les inspirer? Je ne irioiuve en mei au^jaeiréTi ponse. Le même désir se reuouv,eJble, je .résiistei faiblejfftent, je s^iis v^aincue, je vais co^sommier le crime. Uq nouvel eéfort m arrête; je poKtei rapidement le canif à nra gorge m me disanjt, : i il vaut mieux, ?npéflhanie femnaie,,qii*ac«, sckiftileiy qni périsses.)*) sgij'dufiH irr, àqqisdoà £ aansî^illa;
I Un bommeigéijdeejaquante-quatr* ans avait lu il'acte d'accusation de la flUe Cornief sans y faire grande attention. Cependant, la nuit, il est réveillé en sursaut par la pensée de tuer sa femme couchée à côté de lui.vTrois fois, en, tnois
DE LlAiiKOiMii IMÏIWÏTJVE. IM
sflraaineg,iee phénoménq &e! iieproduit tO(iii)i(Kurs pendant la nuit. Il jouit de sa raison, ditEsqni*lolv'na, aucun motif d'en vouloir à: sa femme^Àib l'a quittée cependant, craignant de sucoombef '.
^•^iGeli homme qui quitte sa femme de peurd!e\ oédeir àila ïentation de latuei;^ Jouit desU rai-. scfoyi selon Esquirbl.^'»^ Siocettéf caraceptioh 'est' linc idéei satoevieUtèKh'espose à aaonn -danger p le mala)de n'est pas de cet avis puisqu'il s'^loi-l gne ; et il est prudent ; c'est le cas de Gléna-del. La raiispn w'est pas égarée; je le'veux bien, tant cfu'ellie résiste à l'impulsion homicide; mais,qeand l'équilibre sera rompu, si l'homicide esti aoeompli, r«connaîtrez-vous la folie? Déclarerez-; \^us'e?Kîare le "meurtrier raisonnable? Telle es't potitânt l'erreur commise par Esquirol et'les' partisans de sâ doctrine, u^^v , .' :. ïJ. a " j
i'Mine^ânraït ^ avoir de- fdîé 'sans tttsuttefffê* ilhitcfliligence; dit avec rai son Ferrus. C'est jvl toit que M-Delasiau-ve voit, dans la faculté syllo-' gistiqtie des monomaniaques, la preuve que l'intelligence a échappé au naufrage des auttes fian* ctfHês. Elle atteste qu'ils ont! de la mémoire fert la faculté de percevoir; mais leur intelligertce
y&) \\ ..liini i.i ,hi>Anih>['yj .iiuiiii;i))jj ^ibub ijj -jiii,!
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fimi({\v»o]^api «■rn'iflag.i844;d6éiiéo i; oèriorjoo «^mmel
112 HISTOIRE ORlTlQliE
est lésée à ce point qu'ils ne distinguent pas les rapports les plus évidents, les vérités du sens commun ; ils raisonnent par routine et ne peuvent juger sainement; leur raisonnement comme leurs actes sont purement mécaniques, de simples phénomènes d'association, tels que ceux qu'ont si bien décrits Maine de Biran el Dugald Stewart.
Continuons : C..., teneur de livres, est vivement affecté de la perle de sa femme, qu'il avait entourée de soins pieux pendant sa maladie. Après la cérémonie des obsèques, à laquelle il avait assisté, ayant à ses côtés son jeune fils âgé de dix ans, C... congédia ceux qui l'avaient aidé à rendre les derniers devoirs à sa femme, en leur disant qu'ils le voyaient pour la dernière fois, car il ne se sentait pas la force de lui survivre. Dans la nuit, feignant d'être plus calme afin d'éloigner sa belle-mère, qui n'avait pas voulu le laisser seul, il se retira dans sa chambre. Peu de temps après, le malheureux C... tua son fils d'un coup de pistolet tiré à bout portant, et se fit ensuite sauter la cervelle avec la même arme.
« Il est donc vrai, remarque M. Moreau, auquel nous empruntons ce récit, que quelques heures suffisent pour faire de l'homme le plus
ItE LA FOI.IE INSTINCTIVli. ii;i
m\ iiu] Jiî'tiij^niJiib on tli'ii]) tiiiui| 41 c. MM.."ii i&a
œ'5fil^.9'l.°ïRL^Bm«*rlR?nffi}8éft:.ê^W
culfés intellectuelles, exactement à la pjapièce
iV^/^^Ii np ammel og ab aJioq r.( 6f) ôtoeflfi Jrfsni
jÇ^ll'i^/Sjlê^ ^^T§|I'4F(Ç ^sn§iM9(l?!'^'on habilité exceptionnelle. Un nialbeur,, pareil au si^n-^i- ^•ive tous i^ij,9ji|f^^j,^;çp.t,r3î^e pa;* de si fune?r tes couséqueiicçs.^,y/^^aij;,donc en lui uneprédispositioi^ ç^^i i^i'ptait pas incompatible avec l'exercice normal jde,^es^t'j^c,^ltis-(Jans les cirppfistances ordinajijçgÇp4^ '.^ii^jp rA^^^^ 'l^^i ^ a
âk^yii^wm}\\^ , ^mîHm-^ u^fs^^nipression
WÊH.9-M9^ 'fi^^^^ ^9'%^,^nkèU-e réclamé P^f")'^jfîM^i^?i!lti d^ ^f-MÏË i^?,toctive : je n'en
i?'^-ft<^e^fl^W^nC^s^ffi^i^ftM-p«;P'^&- "fie folle pensée, et n'éclate-t-elle pas, instantanément, en
Pj\ç.inç,^^^|^mf^rîi;jÇ|^Pj^i:çn|e;', Or, le délire des
^,,^^ns,le^^jj[^i^|de^. id^çs?,,Q4p ^^7mK alors Jft lésion restreinte à la volonté? Nous acceptons
114 HISTOÏKK CHITIQUE
complètement la théorie de M. Moreau , nous n'en voyons pas de plus plausible. Si C... se fût borné à se donner la mort sans ôter la vie à son enfant, il n'eût pas été moins fou, et sa folie eût été causée par un désordre des sentiments et des idées. Il eût cependant passé pour fou instinc^ tif, et bien à tort, toutefois, puisque sa volonté n'eût pas plus seule été troublée que celles des mélancoliques-suicides, qui ont aussi les caractères apparents de la folie instinctive;'!' zi'fJi;' •»
Faut-il voir une lésion de la volonté chez ce journalier, qui après avoir tué sa fille de sept ans avec un rasoir, se présentait à la gendarmerie, déclarant que s'il ne s'était pas tué, c'était que le courage lui avait manqué. Il avait voulu soustraire son enfant à la misère qui l'attendait, ainsi que lui, depuis qu'il était devenu veuf, et qu'il avait été abandonné par sa fille aînée. Voici un homme qui vous donne les motifs de ses actes. Est-ce un fou ou un assassin ? S'il est aliéné, sa raison a-t-elle échappé au désastre qui a frappé son esprit?
Or, il faudrait être singulièrement prévenu pour ne pas voir l'aliénation mentale chez ce malheureux, quelque courte qu'ait été sa durée. Il s'est trouvé dans une situation analogue à ce teneur de livres qui. ne pouvant survivre à là
perte de sa femme, se suicida après avoir tuéi son enfant. Qr, ces états ont des degrés divers,, et, qu'ils s'élèvent en raison de l'impressiona-; bilité et du taux du malheur même, jusqu'à la folie, ou qu'ils n'y atteignent pas tout à fait, ils ne changent pas pour cela de nature ; bien plus, le désespoir, car c'est lui qui est en question, quelle que soit sa cause, a une physionomie identique, et ses éléments sont constants. Heureux qui ignore que tout l'être sensible, intellectuel et volontaire est alors bouleversé, et qu'une fois sous sa griffe, comme dit Milton, on approche plus ou moins de la folie, suivant que la prédisposition est forte ou faible, et que les nombreuses causes secondaires l'exallent ou la combattent. Si la liberté, la volonté tombe devant le désespoir, que reste-t-il debout? L'âme entière n'est-elle pas abattue ? Voilà, cependant, un père infanticide, fou instinctif, puisqu'il raisonne avant et après le meurtre, ou je ne sais ce qu'on entend sous ce nom. Or, qui osera nier son délire intellectuel et moral pendant l'immolation de son enfant? Qu'on dise aussi que c'est un criminel, parce que son délire a été plus court que sa vie. ijsriifim
« Le 23 décembre, à dix heures du soir, un homme dans la force de l'âge, mais dénotant la
116 HISTOIRE CRITiULiE
misère, entra dans l'arms granthamdeyer street, Leeds, et ayant demandé une pipe, s'assit d'un air sombre auprès du feu. Deux ou trois personnes étaient aussi dans la même pièce, mais l'étranger n'entendait pas un mot de leur conversation. Après être resté ainsi dix minutes, cet homme mit un pocker (tige de fer à remuer le charbon de terre) dans le feu, et, lorsqu'il fut chauffé jusqu'au rouge, il le prit et le frappa contre le plancher pour en faire tomber les cendres ou les parties charbonneuses adhérentes. Alors, avec un grand calme, il enfonça le bout du pocker dans sa gorge. Les personnes présentes à cette scène se jetèrent sur lui et ayant retiré le pocker de son gosier, elles lui baignèrent la bouche avec de l'eau fraîche. Cet homme avait quitté le bureau de mendicité où l'on avait pour lui toutes sortes de soins. Lorsqu'on lui demanda pour quelle raison il avait attenté à ses jours, il répondit que c'était un acte de folie, et qu'il ne savait pas lui-même ce qu'il faisait. Il succomba des suites de sa brûlure, le vendredi 18 janvier '. »
Nous aurions désiré plus de détails; toutefois,