LES ADIEUX A SA FAMILLE
«Ne partez donc pas, mon ami! c'est votre chère Soi)liia qui vous en supplie, c'est votre fille adorée, votre Nel, (|ui se joint à moi pour vous engager à rester. Ne soyez pas insensible non plus à la prière du vénérable M. Crock, votre meilleur ami. Que vous manque t-il ici ? N êtes-vous pas riche, heureux, estimé, adoré de tout le monde? — Je sais, répondait avec un llegme qui ne manquait pas de tendresse ^1. Fitz-Gerald, que je suis très-riche, que vous et votre hlle serez très-affligées de mon départ, que M. Crock me regrettera beaucoup; je sais aussi que je suis président de trois clubs de Londres; mais tous ces liens que je brise avec douleur ne sont pas assez puissants pour m'empêcher d'accomplir ma résolution, une résolution mûrie en silence, calculée avec sang-froid... — Dites avec dureté. — Milady ! — Oui, avec dureté; n'est-ce pas, monsieur Crock y Si vous alliez recueillir un héritage, même en Californie, réclamer une créance, fût-ce a l'éking, sauver la vie à quelqu'un de vos semblables, je me tairais, j'accepterais le délai indéfini que vous prenez pour faire ce voyage, mais vous nous faites un mystère... »
A ce mot de mystère, M. Fitz-Ger^ld pâlit, trembla et