‹ La folle du logisChapitre 7 sur 17 · MON DERNIER MOT · texte numérisé non relu

MON DERNIER MOT

Au sieur Polydore Amiel, d'Arles, ex-marchand d'imile d'olive, de saucissons et autres comestibles, ou leçon donnée par moi, sirjames Crawford, esquire, à un âne en sanscrit, une buse en pracrit, une oie en hindoustani, un dromadaire en telinga, et un sot en trois lettres.

Demandons-nous, et la question est permise, le sort qui attendait cent mille populations qui avaient confié leur intérêt religieux aux mains des deux savants, payés trois mille francs par mois, pour savoir où était le Phalou, et de quelle manière il convenait d'adorer le feu, symbole du divin Kaltragan.

Demandons-nous plutôt ce qui se passa dans Tâme acide du Provençal à la lecture du dernier mot de son redoutable adversaire, il changea de couleur en prenant connaissance de ce pamphlet sorti de la plume acérée de Thomme qu'après tout il avait provoqué. La couleur de ses huiles lui monta au visage : il devint jaune, il devint vert, il rancit de rage. « Je Tempoisonnerai! dit-il, jeTcmpoisonnerai dans son vin, dans son eau ; je le mangerai aux anchois. Je le ferai saumurer comme les thons de mon pays* Et dire que Napoléon n'a pas exterminé tous ces brigands-là! »

Mais le Mahraharata achevait son voyage : on débarquait à Lisbonne. Au moment où les deux savants foulaient le sol portugais, les quatre facultés^ longtemps prévenues de leur arrivée, accouraient au rivage pour les haranguer. Que d'acclamations ne retentirent pas sur le chemin des deux illustres missionnaires de la science! On les couronna de lauriers; on les harangua en latin, en français, en grec, en portugais, en anglais et en italien. Ce jour-là, les quatre facultés réunies tinrent une séance extraordinaire, et à la lin de cette cérémonie touchante on força Amiel et Crawford à s'embrasser.

Lu réconciliation était si complète, que le lendemain

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