‹ La fonction du droit civil comparéChapitre 2 sur 11 · XVI TABLE DES MATIERES · texte numérisé non relu

XVI TABLE DES MATIERES

pas une simple reproduction des tables pontificales. — Les tables pontilicales n'ont pas été conservées pour les temps antérieurs à lincendie (iaulois, par conséquent pour l'époque où la tradition place les XII tables. — Les AnnaL'S ina.rimi relataient les légendes, aujourd'hui les plus discréditées, de la période royale, p. i51o-5H3. — • Les Fastes présentent encore moins de fiaranties d'authenticité que les récils de Ïite-Live ou de Uenys, p. o3.3-u30. Impossibilité de s'arrêter à mi-chemin dans la voie ouverte par Niebuhr et Momrasen. — Nous ne pouvons reprendre confiance qu'à partir du moment où nous rencontrons de véritables documents historiques. — Défiance justifiée contre- tout l'ensemble de la tradition, p. o36-o38. — Les progrès de l'esprit de critique ont été plus lents dans l'histoire romaine que dans les autres branches de l'histoire. Pourquoi? — Croyance à la révélation juridique, p. 538-540. — Besoin de prolonger les limites naturelles de notre connaissance. — Impuissance de l'histoire générale à suppléer à l'absence des documents historiques. — L'historien du droit n'est pas aussi complètement désarmé en présence d'une tradition indigne de foi. — Nécessité de substituer alors aux méthodes de l'histoire, les méthodes de la préhistoire, p. 540 544. — Les méthodes de la préhistoire dans leur application au droit romain. — Classification des survivances.

— Règles de fond qui ont perdu leur raison d'être. — Cérémoniau.x; surannés. — Vieux adages, p. 544-û59. — Les survivances ne peuvent être identifiées et comprises qu'à la lumière de l'histoire comparative, p. 559-562. — L'opposition, très fréquente, entre les conclusions de l'historien du droit romain et les enseignemeats de l'histoire comparative ne tient point à la prédestination du peuple romain pour le droit. — Elle s'explique par l'attribution à une tradition quasi-canonique d'une crédibilité qui n'appartient qu'à l'histoir.e. — Nouvelle démonstration de l'inaptitude du droit romain à servir de modèle aux législations modernes.

— Ses interprètes, en l'état actuel de leurs méthodes, sont impuissants à discerner toutes les survivances que recèle la jurisprudence classique. — Ils donnent des explications rationnelles à des règles qui ne comportent que des explications historiques 5G-'

IV. — Motifs déterminants de suspicion contre l'authenticité des XII tables. — 1° Conditions dans lesquelles elles nous sont parvenues. — Absence certaine d'affichage à l'époque

Page 1