‹ La fontaineChapitre 100 sur 123 · T. Vi, p. 5 : Conte de la Clochel/e · texte numérisé non relu

T. Vi, p. 5 : Conte de la Clochel/e

Cela no lui suffit pas, il revient encore à la charge ; il trouve qu'un mariage uni, heureux, est une belle chose. Il fait maintenant l'apologie des bons ménages : il trouve beaux et suaves les époux qui savent se garder une fidélité réciproque :

Ils s'aiment Jusqu'au bout, malgiV- Teflort des ans, Ah'! si... mais d'autre part, j'ai porté mes présens'.

Nous le voyons, ce brave La Fontaine, se contredit bien souvent dans ses déclarations : tantôt il proclame les heureux effets de Tamour libre, tantôt il célèbre les douceurs du mariage légitime et régulier. Il y a des moments oîi il se montre d'un pessimisme exagéré, et il est d'autres circonstances où il célèbre l'optimisme facile, rassurant et aimable.

N'écrit-il pas un jour au poète Waller qui, lui aussi, malgré ses quatre-vingt-deux ans, est encore a»nourcux :

Je continuerai encore quelques années de suivre Chloris, Hacchus, Apollon et ce qui s'ensuit, avec la modération requise, cela s'entend -.

L'amour le tient encore, malgré son grand âge, et nous savons que, tout comme durant son jeune temps, il irappr('cie encore que les femmes qui possèdent tout à la fois, la beauté pbysiquo et la beauté de l'esprit. Ceci sans cela ou cela sans ceci, le laisse indifférent. Dès que l'amour pénètre en lui, il est tout entier subjugué et enlacé : il est à la merci de l'objet aimé, parce qu'il se donne franchement et sans arriére-pensée.

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