Ibid
tenir en bonne posture, c'est cesser de. réagir, c'est se mettre à la merci des événements extérieurs. Même l'àme pieuse qui fuit le monde pour songer à son salut ou converser avec le Seigneur, n'est pas dans la })lénitude de sa mentalité. Le mystique contemplatif et le misanthrope proprement dit, sont des timides et des faibles qui refusent de lutter ; ce sont des êtres plus ou moins déchus qui ont peur de l'effort. La boutade amère . qui sort de la bouche' de notre bon fabuliste, a pour cause la désagrégration de ses facultés psychiques. Alors qu'il a déjà un pied dans la tombe, il s'intéresse moins à la vie, il fuit volontiers le monde et ses chimères, et il se morfond aisément sur la vanité des choses humaines. Rappelons-nous que sa morale est une morale joyeuse, qu'elle a le grand mérite d'être naturelle, et n'oublions pas surtout que sa dernière parole n'est que la plainte d'une àme qui s'en va et d'un corps qui se désorganise et se refroidit.