T. IX. p. ÎOO : Lettre à la ilucliesse de liujiillon
SA MÉMOIRE, SES ASSOCIATIONS d'idÉES il
Ihio petite camusette Friponne, drue et jolietle, Avec qui on renfermcia; et puis, que voulez-vous, ... S'en cl(';mi''le qui iiouira '.
Les associations d'idées so font ici par analogie. Nous partons du petit chien Mignon. Or ce sont surtout les « Iris » (l'es chrétiens qui rechei^chent les petits animaux de son espèce. De la femme du chrétien ii la compagne inconnue vei-s laquelle soupire Mignon, il n^ a qu'un pas. De la compagne ou, mieux, du couple à la chose... il n'y a plus qu'un demi-pas.
Un jour, il envoie \u\ billard à M""' de La Fayette. Comment libelle-t-il son envoi? Que dire à une femme? Le thème en est bientôt trouvé. Parlons-lui d'amour, pense, sans hésiter, notre poète. Donc, ce billard doit présenter quelque analogie avec le jeu de l'amour :
Lf liut est un ctrur lidèlc ; la bille, un pauvre amant.
La passe, les billards, font songer ;i toute la tactique, à tous les différents moyens que l'amoureux emploie pour atteindre le but qu'il recherche :
Les belouses (les trous), ce sont maints périlleux détours, Où souvent un rival s'en vient vous y jeter-.
Mais l'auteur sait bien ([ue toute comparaison « cloche» et est imparfaite par quelque côté. Il ne voit dans celle-ci qu'un simple jeu d'esprit. Cela n'empêche qu'il
t. T. IX, p. 142-143 : Pour Mignon 'Chien de la duchesse douairière d'Orléans).