‹ La fontaineChapitre 30 sur 123 · Ih'ui · texte numérisé non relu

Ih'ui

SON IMAOINATIOX. — SA MKTHODE. SA LANGUE 67

tcii.iMMit ;iii[jai-a\';uil (''loi^iK's ruii i]e l'autre^ Mais, dès 'que le rappri)i'li(MiiciiL a ('■téctabli, il laisse à ses personnages tous leurs tics, toutes leurs manies, toutes leurs anonialies propres. C'est pourquoi il y a tHiJÔiTri5ntes~]u||es, des oppositions decaractères dans la comédie des fables. Le rire le plus tin, le plus spirituel qaejxaua oSçe le faMIisde.se trouve caché dâiîsles délicats « sous-entencîusj) qu'il nous ménage souvent! Son « et pûTsT.. s'en démêle qui pourra » du petit chien, Mignon^n rire de bon cœur. C'est là un rire de tinesse qui ressemble à un demi-voile jeté sur la nudité, ainsi que nous le disious tout à l'heure. Le certain accident qui, les fillettes « va perdant», nous fait rire franchement et sans arrière-pensée. Lorsqu'il parle de choses risquées, de certains «jargons d'amourette », il s'avise de dire finement, délicatement. «Et puis... en venant à la chose ». Tout le monde comprend et tout le monde s'amuse d'un tel procédé. Nul ne sait mieux manier l'esprit de fines^e^qiie ^notre Bonhomme. Le mot « chose» devient ici un talisman précieux, qui explique bien sa pensée, qui fait la joie de tous ses lecteurs. Comment se venger de l'amant de telle femme frivole?

Porter à son mari la chose ^

Voici une Philis que La Fontaine assiège : il voudrait pouvoir lui dire tout ; mais comment s'y prendre? Comment lui dire tout?

Même il se peut qu'en venant à la cliose, Jamais son cœur n'y voudrait consentir 2.

i. T. V, p. '22i : conte VII, 3" partie : Nicaise.

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