‹ La fontaineChapitre 35 sur 123 · T. IX, p. 2.il et suiv. : Lettre à sa femme · texte numérisé non relu

T. IX, p. 2.il et suiv. : Lettre à sa femme

au(-une consi(lér;it ion morale ou philosopliiqiic. n a__tout simplemeiît vii« dujaid »^ cela suffit pour X[ue son estomac se révolte^ pour jjue sa sensfbilité en pâtisse, pour qu'il éprouve, en quelque sorte, une « nauséej)^ d'ordre artistique.

Lorsque l'intègre et sévère Colbert lui octroie une condamnation, parce que, soi-disant, il a usurpé le titre de « gentilhomme », il se trouve dans une grande consternation. Il ne peut pas admettrequ'on Faccusedela sorte. Que va-t-il faire? Rien tout d'abord, car il est trop peiné. Il souffrira en sileuce le malheur qui le frappe. Toutes ses actions quotidiennes seront empoisonnées par cette fâcheuse histoire. Mais à un moment donné on le menace de lui exproprier tous ses biens s'il se refuse à payer son amende. Il va se placer, dès ce jour, sous la protection du duc de Bouillon :

.Je vous arrête à d'étranges propos.

N'en accusez que ma raison tioublée, Sous le chagrin mon âme est accablée, L'excès du mal ra'ôte tout jugement '.

Il continue ainsi à se plaindre sur ce ton douloureux, en suppliant son protecteur de lui venir en aide, car sans cela il ne lui reste plus qu'une issue : se rendre à l'hôpital avec sa famille. N'éprouve-t-il pas aussi une émotion intense lorsqu'il approche du château de Richelieu? Il se remémore aussitôt lœuvre gigantesque accomplie par le cardinal. Il ne se gène pas pour dire avec juste raison que ce cardinal tiendra plus de place dans Thistoire que « trente papes ». Aussi la grande allée du milieu, qid conduit au

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