T. IX, p. 361 -.'502 : Lettre à la Champmeslé
tique. En cela, il ne se paye pas de mots ni de chimères. Il se montre ardent, impétueux et presque exigeant. Il aime à donner son opinion sur la beauté et le mérite des femmes. Il parle en toute sincéri<('', car « lioniii soit qui mal y pense ».
Tant do beauté en sa personne ri de ricliessecn son vêtement tenteraient le premier venu'.
Il nous a déjà dit souvent que les plaisirs du sens génésique ne peuvent être complétés que par les plaisirs de la bonne chère. Nous savons qu'en l'occurrence, il aime à se vanter des bons repas qu'il a faits. Nous savons aussi qu'il aime à célébrer les vertus du bon vin.
Les émotions d'angoisse, de surprise, etc., sont particulièrement iritéressantës7*cîrez La Fontaine, lorsqu'elles sont provoquées par des femmes. Nous sommes édifiés, sur ce point, si nous lisons sa correspondance avec une de ses maîtresses, M"" Ulrich -.
Il éprouve, pour cette femme, une violente passion. Quoi que des amis aient pu lui en dire,xien n'a pu diinjhuef son amour pour elle. Mais, à un moment donné, un point noir vient troubler le bonheur des deux amis. Cette femme ardente et passionnée a un mari et un mari légitime. Le spectre ou l'image du mari apparaît un jour dans l'idéation du fabuliste : il redoute d'être surpris par lui. Consciemment ou non, il semble qu'il se rappelle