‹ La fontaineChapitre 38 sur 123 · T. VIII, p. 161 : liv. H, l'si/ché · texte numérisé non relu

T. VIII, p. 161 : liv. H, l'si/ché

2. T. IX, p. 422-426 (deux lettres) M"" L'irich était fdle d'un des quatrevingt-quatre violons de la musique du roi; elle épousale Suédois Ulrich qui était maître d'hôtel. Cette femme est restée célèbre par ses débauches. Elle fut l'objet de plusieurs rapports de police. N'ayant pu réussir à, entrer dans un couvent, elle fut placée finalement à l'Hôpital général, ou elle mourut.

de son aventure avec l'abbessede Mouzon. Dans ce cas, il

ne fut surpris que par une femme, et encore par îa^sienne ; tandis qu'ici il peut avoir maille aTpârîîf^avec un homme assez rolmste et peut-être... fort mauvais.

Mais j'en viens toujours à ce diable de mari, qui est pourtant un fort honnête homme. Ne nous laissons point surprendre... Je meurs de peur que nous le voyions sans nous y attendre, comme le larron de l'Évangile '.

Ainsi, on le voit, son émotion est parvenue à son comble. Il redoute encore autre chose, mais cela vient en seconde ligne. Il va renouveler ses recommandations :

Évitons cela, je vous en supplie et si nous pouvons... car je ne suis pas non plus répondant de Madame dont je me suis porté pour caution envers un époux qui est quelquefois un peu mutin 2.

La Fontaine est si ému, sa maîtresse est si volage, si insouciante que le contraste de la situation devient particulièrement piquant. Il ne pourra pas clore sa lettre sans faire un dernier appel à la prudence de M"'" Ulrich, ni sans manifester, une dernière fois, son inquiétude :

Ne nous laissons pas surprendre, je vous en prie^.

La dernière peur, l'ultime émotion du fabuliste, se manifeste au moment du danger suprême, c'est-à-dire au moment où il croit qu'il va trépasser. Il écrit alors à Maucroix une lettre, dans laquelle il se révèle comme un pénitent humble et repentant :

i. T. IX, p. 4-22 et suiv. : f.elhe à M"" Vlrich.

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