‹ La fontaineChapitre 44 sur 123 · T. I, p. 16 : l'réf'oce aux Fables · texte numérisé non relu

T. I, p. 16 : l'réf'oce aux Fables

nonce le plus souvent et qu'il a su mettre en })rali(iue, comme on peut le croire.

Rendons-lui cette justice, qu'il s"est fort bien rendu compte de sa faiblesse de volonté et qu'il s'en est plaint ou excusé sur tous les tons. Il a pourtant pratiqué ponctuellement la forte devise de Socrate : « Connais-toi toimême. »

Il est remarquablement tin. précis et juste, chaque fois qu'il nous parle de lui-même.

Dans l'épitaphe célèbre, qu'il dédiait à un paresseux, il nous a laissé, condensées en quelques mots, les grandes caractéristiques de sa personne. Cette épitaphe équivaut presque à une profession de foi, parce qu'il l'a écrite spontanément et sincèrement. Nous ne croyons pas mieux clore ce chapitre qu'en la citant :

Jean s'en alla comme il était venu, Mangea le fonds avec le revenu, Tint les trésors chose peu nécessaire.

Quant à son temps, bien le sut dispenser : Deux parts en lit dont il souluit' passer, L'une à dormir et laulre à ne rien faire-.

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