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CHAPITRE V SA PHILOSOPHIE

I. État de i.a science et de la philosophie au xvii'^ SIÈCLE. — Le xyif siècle représe^ite une ère scientifique par excellence. A la suite^dcL lajjemi-torpeur daiis^ laquelle se trouvait plongé le moyen âge quLvientjie finir, nous enregistrions, dèsje début du grand siècle, des décou:; vertes remarquables. En 1628, Harvey découvre la circulation du sang, et crée ainsi le prender chapitre de la phjsiologie scientifique. En 1061, l'œuvre du savaiit médejcin anglais est parachevée par Malpighi, qui exphque la circulation capillaire. La découverte de Harve}-, entre autres, provoque do multiples critiques.

Au premier rang de ses adversaires nous trouvons Riolan II, le têtu doyen de la Faculté de médecine de Paris, qui le poursuit de ses railleries et de ses bons mots.

Cependant Descartes, dont le génie est en pleine maturité, opte pour la théorie nouvelle, et il y adhère avec d'autant plus de conviction qu'il vient de répéter luimême toutes les expériences contenues dans le Ife motu cordis et sangiiinis. in animalibus.

II prend tant de goût à ces expériences qu'il devient un physiologiste distingué, ainsi que nous pouvons le voir

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