‹ La fontaineChapitre 59 sur 123 · T. VIH, p. 112 : Pftyché · texte numérisé non relu

T. VIH, p. 112 : Pftyché

SLljMLXfiut réussiiLdans la vie, il faut être de l'avis de toutje^ monde :

Je plie et ne romps pas i dit le roseau'),

parce^uej^s^plijs accommodants,^ ce sont les plus habiles.

11 n'}" a d'heureux que ceux qui semblent l'être, et l'homme qui <( pleure » ses douleurs montre bien sa nature faible et misérable.

Il faut aimer je travail par-dessus tout^jjarce qu'il eât « un trésor ». Ne-^-e€ttre=t:di pas de grandes consolations et de précieusesjoies ? La molle oisiveté, au contraire^ est la mère de tous les vices, rinstigatrice de la tentation,

L'on doit se défier du trompeur, de rhjpocrite, carja méfiance est la mère de la sûreté. Mais le trompé doit se vftiigpir du trompeur, parce qu'il y a double plaisir à tromper le trompeur.

La propriété est au premier occupant; cet antre n'est pas plus à Jean Lapin qu'à tout autre : je puis donc m'en servir, puisque j'en suis le premier hôte.

Ne s'est-il pas dépeint lorsqu'il a dit : l'homme est faible, léger, inconstant et tient mal sa parole ; il bénit aujourd'hui ce qu'il abhorrera demain ; il tourne à tout vent ; il est le plus capricieux de tous les animaux ?

L'hypocrite, le faux, le saint homme de rat qui se retire dans un fromage de Hollande, Perrin Dandin qui nous dupo, le seigneur qui nous vole, le prêtre qui nous dupe, le pédant qui nous ment sont nos meilleurs éducateurs, parce qu'ils nous apprennent la vie à nos dépens.

Derrière ces traits épars et forcément incomplets, que nous citons au hasard do la plume et qui sont devenus des

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