‹ La fontaineChapitre 63 sur 123 · T. VI, p. 349 : poème du Quinquina · texte numérisé non relu

T. VI, p. 349 : poème du Quinquina

2. Gabriel Sk.viu.es, Poun/uoi les dogmes ne renaiffienf. pas (Paris, Colin, 1 vol. in-18, 190:!).

SA PSYCHOLOGIE l3î>

4ies nouvelles qui se révèlent à chaque éta^iiu 2rogrès de Tespèce humaine.

La Fontaine se rend aussi parfaitement compte do l'importance de la vie de nutrition. N'imagine-t-il pas tout exprès une gentille fable où il met aux prises l'estomac et les membres? Ceux-ci et celui-là ont gravement ,à se plaindre l'un de l'autre, mais c'est l'estomac qui l'emporte, parce qu'il est une des parties les phis importantes du corps humain. Les membres dépérissent et se para]3'sent dès que l'estomac manque d'aliments.

II n'est pas jusqu'à la mort, qui est l'aboutissant naturel et irrémédiable de la « vie », qui n'ait été dépeinte par notre fabuliste.

Le mort est froid, pâle, immobile. Mais, avant la mort, il advient le plus souvent ce qu'on appelle le quart d'heure des mourants ou, autrement dit, « l'agonie ». Nous allons voir ici le fabuliste développer des idées que ne méconnaîtraient pas nos psychologues contemporains'.

Ame, où t'envoles-tu sans espoir de retour? Le malade, arrivé près de son dernier jour, Rappelle ces moments où personne ne songe. ... Sur ce qu'il a commis il tâche à repasser : En vain ; car le transport à ce faible penser, Fait bientôt succéder /es /'o//es r^renes, Le délire-, et souvent le poison des furies^.

Ne trouvons-nous pas là, nettement caractérisée, cette désagrégation progressive de la personnalité que l'on observe chez tous les mourants, chez tous les agonisants?

1. Voir surtout Egger, le Moi des Moumnls, in Revue plnlosoplilquei 189G, T. 1, p. 26 et suiv.

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