‹ La fontaineChapitre 85 sur 123 · T. I, p. 39 : Vie d'Esope · texte numérisé non relu

T. I, p. 39 : Vie d'Esope

2. T. IV, p. 302 : conte Vil, 2' partie, lu Ciar/etire des ti-fis cminneres.

3. T. II, p. 232, déjà cit('-. p. 12t-12.") : liv. VIII. fable IV. le Pouvoir lies fables.

SA PSYCTIOLOGIE 167

souci de l'enfance, consiste à dorloter les poupées dont elle s'amuse. En dehors de ce soin, il la voit méchante et perverse. Aussi s'en occupe qui voudra; La Fontaine la dédaigne systématiquement, car son humeur ne lui permet pas de s'arrêter à « ce petit peuple * ».

Et pourtant la question pédagogique de l'éducation et de l'instruction de l'enfance ne l'a point laissé indifférent. S'il s'est trompé sur la portée éducative des fables, il n'en a pas moins formulé les moyens par lesquels l'on peut intéresser l'imagination des enfants. Il estime que « l'agréable » est l'avant-goût, le hameçon précieux qui captive et qui attire une jeune intelligence. 11 n'est d'autre moyen de l'intéresser que de l'instruire en l'amusant-.

Mais, en définitive, l'œuvre du fabuhste ne devient un précieuxmoyen d'éducation que pour l'homme mûr, quipeut y apprendre ou 3' reconnaître les multiples aspects de la comédie humaine où chaque individu joue un rôle plus ou moins grand et plus ou moins intéressant.

IV. Son autopsyciioi.ogie et conclusions. — Non seulement La Fontaine voit clair chez autrui, mais encore il sait fort bien voir clair en lui-môme. Les aveux multiples qu'il nous fournit sur sa mentalité sont pour nous do la plus haute importance, parce qu'ils sont faits spontanément et sans arrière-pensée. La Fontaine se connaît merveilleusement ; il s'étudie avec minutie, il sait « s'introspecter », disons-nous aujourd'hui, jusque dans les plus petits or-

1. T. IX, p. 285, voir p. 207 de cet ouvrage : Letlre à sa femme.

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