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L'ÉCONOMIE FORESTIÈRE

OMME dans toute industrie technique se rapportant à la production, ainsi dans l’idustrie forestière, les méthodes de l’art technique diffèrent des méthodes de ladministration purement commerciale. La sylviculture représente la partie technique de l’industrie

forestière: tandis que sous le titre plus général de

Economie forestière, nous pouvons grouper toutes les

connaissances et la pratique nécessaires à la conduite

raditionnelle du commerce forestier.

A part le soin purement technique de ménager les forces productives de la nature afin d'assurer la meilleure production possible — meilleure tant en quantité qu’en qualité — c’est-à-dire le plus grand rendement brut, on doit prendre soin, comme fait tout bon administrateur; d'établir un rapport favorable entre la dépense et le revenu, le plus fort rendement net, un surplus en argent, sans quoi l’industrie n’au-

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rait plus sa raison d’être comme entreprise privée et comme placement. En outre, ilestnécessaireide mettre de la régularité dans cette administration et de la méthode dans la manière d'obtenir ce revenu.

On peut pratiquer l’art de la sylviculture imcidemment, comme la chose se fait ou peut se faire de la part de l’agriculteur, sans que cela soit comme entreprise spéciale et sans aucun plan élaboré, le propriétaire se contentant de moissonner, de reproduire et de surveiller sa récolte au besoin. Mais le cas est différent si la culture forestière doit constituer une entreprise commerciale par elle-même, devant se continuer ebse régulariser Danstcelcas tlrtbeeconEir à un plan mieux préparé:

Ce qui distingue l’entreprise forestière de toute autre entreprise commerciale, c’est l’appoint du temps. Le sylviculteur ne peut pas moissonner annuellement la crue de l’année ;1a récolte forestière comme nous l’avons vu, doit accumuler les accroissements de plusieurs années avant de devenir mûre, 1. e., assez considérable pour être utile. Partant, à moins que l’on ne recourre à des moyens spéciaux dans l’aménagement de la propriété forestière, la récolte et le revenu ne Séralentmprets et ne pourraient reclerIeRCILe périodiquement, et à de longs intervalles. Vingt à cent ans et plus s’écouleraient entre la semence et la moisson. |

L’agriculteur peut se contenter de pratiquer sur son lot boisé, se rattachant à son exploitation agricole, ce que l’on appelle techniquement une “administration intermittente”, moissonnant et reproduisant de temps

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