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dont $56,000,000 pour la consommation au pays et $24,000,000 de bois de construction et autres produits exportés. C'était une exportation de $15.60 per capta, et cela représentait une consommation de 250 pieds cubes Der capita en comparaison des 15 pieds cubes de la Grande-Bretagne; de plus, la consommation du bois au Canada augmente très rapidement. Ontario seule a retiré un revenu de $1,276,000 de ses licences et droits de coupe en 19071, ce qui indique que cette province peut bien se permettre, comme question d’affaires, d'établir des écoles d'industrie forestière,
Les statistiques font voir que le Canada a 800,- 000,000 d’acres de terres à bois, mais il n’y a probablement pas la moitié de cette immense superficie qui puisse être considérée comme terre forestière où propre à la production du bois de construction, le reste pouvant peut-être subvenir aux besoins domestiques et à l’industrie du bois de pulpe, mais non répondre à la demande du bois de construction, qui, au taux actuel de la consommation, s'élève à 5,000,000,000 de pieds par année; il faudra exercer une surveillance convenable si l’on veut que cette aire de moins de 400 millions d’acres, dont une grande partie a été ravagée par le feu, continue lofgtemps à subvenir aux demandes toujours croissantes. Avec la diminution du bois dans les autres pays et l'augmentation de leur besoin de bois importé, la valeur de la richesse forestière que possède encore le Canada justifiera les soins qu’on en aura pris et en indemnisera.
En résumé: la consommation du bois est si énorme et augmente si constamment que, malgré les sub-
stituts qu’on pourra lui donner, ce produit restera toujours à l’état de nécessité.
La réserve naturelle, quelque grande qu’elle soit, devra s’épuiser à moins que nous ne puissions et voulions bien l’entretenir.
La reproduction naturelle de la forêt se fait sans économie au point de vue de la qualité, de l’espace et du temps; par conséquent, l’action de l’homme devient nécessaire pour donner partout aux forêts un développement plus rationnel.
La sylviculture devient la nécessité de chaque pays, et surtout des pays qui ont de grandes forêts et sont appelés à devenir de grands producteurs de bois pour l’averir.
La réserve forestière, telle que nous la trouvons à l’état naturel, constitue une certaine valeur en bois, un capital, qur s’est accumulé, reste improductif et attend d’être sous la main d’un administrateur entendu pour faire son devoir et donner, d'une manière constante, le revenu le plus élevé.
Cependant, cette administration, la forêt ne la trôuve pas dans l’exploitation inconsidérée à laquelle elle est soumise dans tous les pays nouvellement développés ou qui sont en voie de développement. Au contraire, le gaspillage de la richesse du sol n’en est que plus grand. Dans ces exploitations, le propriétaire de forêt ne fait qu’enlever tout simplement les parties précieuses de la végétation, empocher, pour ainsi dire, ce capital accumulé sous forme de bois, sans aucunement s'occuper des revenus futurs qu’on en pourrait retirer à l’aide de la culture forestière.
De fait, 1l ne comprend pas ou ne considère pas que la forêt n’est pas qu’une simple mine, mais une source de richesse qui peut s’entretenir et se reproduire, une récolte vivante, croissante, le produit du sol et du climat, qui peut être renouvelée ad /zb1tum, même en qualité supérieure à ce que la nature seule et sans aide l'avait faite.
Non-seulement ses méthodes qui consiste à enlever le bois debout constituent un vrai gaspillage, maïs elles ont pour effet de rendre le terrain moins propre à reproduire du bois de valeur.
En choisissant les espèces de plus grande valeur et en laissant les espèces non recherchées et les arbres communs porter ombrage aux jeunes arbres qui peuvent s'être développés, il empêche la reproduction d’une végétation précieuse, et par conséquent, ces espaces, tout en paraissant encore boisés, ont souvent perdu toute leur valeur pour la production d’un bois utile : car la végétation qui se trouve sur ces terrains est plutôt une nuisance, dont 1l faut se débarrasser avant de pouvoir user du sol avec profit, soit par des récoltes agricoles, soit par de belles récoltes forestières.
Pémuoyentraitionnelderplioitéencetté ressource des forêts primitives, au point de vue de l’économie nationale, Sion atlmpoiutidevueide l'intérét privé, serait d’abord de faciliter autant que possible la reproduction des pousses désirées en faisant disparaître les pauvres espèces et la brousse sans valeur, puis en ne coupant d’abor& en billots que les plus gros arbres des meilleures espèces, avec toutes les précautions nécessaires pour ne pas faire tort à la nouvelle végé-
tion, et pour prévenir les incendies. Puis, graduellement, à mesure que les jeunes arbres poussent, les plus vieux peuvent être coupés, et autant que possible de manière à donner de l’espace et de la lumière à la deuxième végétation.
Ainsi donc, rien qu’en usant de précaution dans la manière d'utiliser cette ressource, non-seulement tout le produit peut être moissonné, mais on peut encore assurer une nouvelle récolte en plus grande quautité. Et de cette simple précaution à prendre, nous en arrivons aux plus belles méthodes de sylviculture, car celles-ci diffèrent plutôt par le degré que par la nature du soin à prendre.
Par ces méthodes, l’homme fait produire facilement à la forêt le triple et le quadruple de ce qu’elle produit quand elle est laissée à ses propres ressources ; de sorte que par le fait seul d’en user judicieusement, la capacité de son rendement utile augmente.
Si l’on veut savoir maintenant jusqu’à quel point une culture intense peut augmenter le rendement de la forêt, on en jugera aux expériences qu’en a faites l'administration forestière en Allemagne. Là, les forêts sont presque toutes sinon toutes soumises à un aménagement rationnel, et elles sont traitées comme des plantes qui fournissent des moissons constantes et qui se reproduisent sans diminuer la richesse lotesteremaleicapitalIAéMASTCEetRE
Voilà comment 1l se fait que les forêts du gouvernement prussien, administrées d’une manière un peu plus extensive, qui avec une aire de 6,750,000 acres sont peut-être aussi établies sur des terrains plus pau-
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vres où moins favorablement situés, ont produit en moyenne, pour une série d'années, 42 pieds cubes de bois de construction (de plus de 3 pouces de diamêtre ) à l’acre; celles de la Bavière, 55; celles du duché de Bade, 50; du Wurtemberg, 67; tandis que les forêts du gouvernement de la Saxe, qui sont l’objet d’un aménagement intensif, et qui n’ont que 430,000 acres d’étendue, ont produit annuellement 90 pieds cubes de bois à l’acre, dont 68 pieds cubes étaient du bois de construction, soit la plus grande production pour une telle superficie.
L'administration de la forêt du gouvernement prussien nous fournit encore un autre exemple de l'augmentation du rendement qui résulte d’un aménagement rationnel ou d’une exploitation judicieuse de GébÉNre OC AUturaitNlesannees 1020 401007, la coupe fut augmentée de 28 à 37 pieds cubes à l’acre, et à 46.7 pieds cubes en 1880, soit presque le double de ce qu’elle était en 1820; cependant, la proportion du vieux bois de construction de plus de 80 ans, ou la provision de bois marchand disponible, augmenta durant les vingt dernières années de la période, de 23 pour cent à 27 pour cent, ce qui indique que la coupe restait au-dessous de la production. Dans les forêts du gouvernement saxon, administrées d’une manière plus intensive, la coupe a éte doublée dans les derniers cinquante ans, et cependant le stock de bois sur pied ou du capital forestier a augmenté de 16 pour cent; tandis qu’en 1845, 11 pour cent de la coupe de 56 pieds Cubes adacre étaient derboistdesciage en 1803, 54 pour cent de la coupe de 90 pieds cubes étaient de