‹ La forêt de FontainebleauChapitre 14 sur 23 · QUATRIÈME · texte numérisé non relu

QUATRIÈME

Mais, bien loin de se rendre aux drsirs du vainqueur, La pudique beauté n'accorda que son cœur. Jusqu'à ce que l'hymen permît un autre gage. Vainement j'employais le plus tendre langage. Vainement, chaque jour, j'offrais à ses regards D'un ennemi vaincu la dépouille et les dards; Elle accueillait mes dons avec un froid sourire. Souvent, pour appaiser l'ardeur de mon martyre. J'allais après le jour, solitaire et sans bruit. Errer furtivement autour de son réduit.

Là, couché sur le roc ou sur l'humble bruyère, Tant que le firmament demeurait sans lumière. En butte à la fureur de l'ouragan fougueux , J'épiais tous les pas de l'objet de mes vœux; Trop heureux de saisir, à travers la nuit sombre. Un accent de sa voix , im reflet de son ombre ! Et quand je lui parlais des amoureux plaisirs. Toujours le mot d'hymen refoulait mes désii"S. Las enfin de livrer un combat sans victoire, Je fis l'affreux serment d'en sortir avec gloire.

L'automne mugissait; l'Aquilon sans repos

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