‹ La forêt de FontainebleauChapitre 6 sur 23 · DU CHANT PREMIER · texte numérisé non relu

DU CHANT PREMIER

Page (), vers iO.

(1) Chez lui s\')ifenve et jonc à de stupîdes jeux.

En 1815, je travaillais de mon état à Saint-Nazairc, petit village situé à l'embouchure de la Loire , et dont la plupart des maisons tournent le dos à la mer. Voici ce dont j'ai été témoin : un orage vient -il à éclater? c'est un jour de repos. Les liabitans, qui sont tous pêclieurs, rentrent chez eux, s'enferment et jouent tant que dnre l'orage. Cependant, j'allais m'asseoir sur un des rochers dont cette partie du rivage est hérissée, adn de jouir du spectacle sublime il'une tcnipctc. J'aimais à m'exposer aux innombrables boulfées d'écume (juc les raflales envoient juscpie dans les terres, à deux cents pas au-dessus du village.

Quand je rentrais à la maison, ou m'accueillait avec ces

paioles dignes de toute t'iusoucium-e du sauvayc : Eh bien '. vous ai'cz \i( de Veau ?

Page \\, vers 11.

(2) Cent ici, tjii'il joaail aux jeux de non enfance.

Après la chasse , le jeu favori de Henri IV , était le Mail, qui était alors en fort grande vogue. I! y allait souvent jouer sur la colline qui s'élève en face de l'allée de Mainlenon, et qui proloiige cette avenue jusqu'au vallon qui la sépare des rochers de Bougligny. Cette colline , qui depuis ce temps a conservé le nom de Mail de Henri IV, offre un point de vue qui en fait un des sites les plus visités de la forêt : c'est à peuprès le même coup d'œil que sur le Mont-Pierreux. Cependant j'ai du choisir ce dernier \wwv en faire la description, attendu que je le préfère au point qui lui est opposé.

Page i 6 , vers i .

(ô) Ce modeste coteau qu'on nomme Monl-I*ierr<nix. Le Mont-Pierreux, ou Perreux, (et je préfère la pieinièie

i)L CHANT l'un.uir.ii. 2!)

tlcnoiniiintion ])ar la raison ([uc IV-tymologic m'en paraît an moins motivée ), le Mont-Pierreux, dis-je , est la hauteur , au Nord-Ouest de la ville, ayant à ses pieds le Cimetière et l'Hospice dit de la Chambre, fondé par M™° de Montcspan.

Le chemin dont il est question est nouveau, et il est fait à l'instar des routes pratiquées dans les Alpes par ordre de Napoléon. On arrive au sommet de la montagne sans s'en apercevoir; et le soin c|u'on a pris de supprimer tout ce qui masquait l'aspect du levant, permet à l'œil de planer sur une des ])lus jolies perspectives qu'on puisse voir.

Page 1 G , vers 1 G .

(A) L'autre, dont vincjt Élus couronnent les hauteurs.

Il m'a semblé que le mot Élus , pouvait convenir d'une manière heureuse aux baliveaux ou arbres de réserve, qui sont sur la hauteur du Monceau.

Page 25 , vers 1 .

(5) O mus ! (lui désirez voir le lieu quelle arrose. Celle fontaine existait encore m ISM. A cette époque,

ÔO NOTES m; CHANT PREMIKK.

l'architecte du château ht défricher toute la partie du terrain qui environnait la souixe , et fit de cet emplacement un vaste jardin pittoresque arrosé par le méandre de la mystérieuse fontaine. Les limites naturelles de ce jardin sont , au INord, l'aile neuve du château ; au Levant, la pièce d'eau dite l'Étangj et au Midi , la route de Moret.

La destinée de ce jardin est d'être bouleversée tous les cent ans environ. Il l'a été par François I", au commencement du i6^ siècle; par Henri IV, au commencement du 17'; par Louis XV, au commencement du 18'; et par Napoléon , au commencement du ^9^ Dans un siècle, on verra.

CHAI^T SECOIVD.

Cl)aut ôccantï.

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