TALI
Nom scientifique. — Erylhrophloeum guincense (Légumineuses, Césalpiniées).
Aspect et texture du bois. — Cœur et aubier de texture semblable, mais de couleur différente. Bois de cœur brun clair avec veines plus foncées, un peu moiré, hbres assez tourmentées, contre-til accentué, grains serrés, nombreux pores bien marqués. Aubier un peu plus pâle.
Densité moyenne. — A l'état frais, 1.170; à l'état sec, 0.980.
Dureté. - Très dur.
Facilité de travail. — 5tia;;c .- assez facile: rabotage : assez facile; fen/c à l'outil: difficile; assemblage: tenons et mortaises se font facilement et sont résistants; clous, l'is : tiennent bien; ejjori d'arrachement d'un lircjonds de voie jerrce du P. O. : voisin de 8.000 kilos.
Tenue du bois débité. — Très bonne.
Usages principaux présumés. — Menuiserie d'intérieur, construction. Assez beau pour convenir à l'ébénisterie. Parquet. Traverses de chemin de fer. Inattaquable par les termites.
Remarques. — Arbre de I mètre à 1"'20 de diamètre et pouvant atteindre 15 à 20 mètres de hauteur de fût, mais avec une forme souvent peu régulière et peu rectilijne.
Assez abondant dans toute la forêt.
réduits II ne s'agit, du reste, que d'établir si les bois de la Côte d'Ivoire peuvent être importés et écoulés à des prix assez bas pour concurrencer les bois similaires étrangers; les bois de cette origine ne porteront pas préjudice à ceux du Gabon pas plus que ceux de cette dernière Colonie ne risquent de nuire à la diffusion des bois de la Côte d'Ivoire. Les quantités pouvant
// jaudrait préalablement les peupler et les outiller. Mais demandons-leur, dès maintenant, ce qu'elles peuvent nous donner et prenons des dispositions pour l'utiliser au mieux de nos intérêts. Si par elles notre pays arrivait, peu à peu, à se libérer des importations de bois étrangers, le résultat serait déjà considérable. Nous n'en sommes, hélas, pas encore là !
Sur le wharf.
Cliché Métayer. — GraDd-Bassam
être importées de ces deux possessions ne constitueront en effet, pendant bien des années encore, qu'une fraction bien minime de ce que notre pays doit acheter au dehors.
Quand on parle des milliards de mètres cubes de bois que contiennent nos forêts coloniales et des centaines de millions de mètres cubes qu'elles pourraient fournir annuellement à l'industrie, on n'est pas conscient de l'importance de ces chiffres. Nos Colonies sont loin, malgré leurs richesses incontestables en bois, de pouvoir fournir des quantités aussi extraordinaires.
Valeur des bois coloniaux en général
« Les bois coloniaux, sont-ils susceptibles de remplacer ceux que la production métropolitaine ne suffit pas à nous fournir et que nous devons importer d'Europe? C'est la première question qui se pose, le premier doute qu'il faut s'attacher à dissiper.
K On est habitué, en effet, à employer, pour les divers usages, des bois déterminés, dont une expérience séculaire a appris à connaître et
apprécier les qualités propres. Pour établir la charpente des bâtiments, on a recours, par exemple, au sapin ou aux résineux qui s'en rapprochent, à la fois légers et résistants; ce sont les mêmes essences qu'on emploie couramment dans la menuiserie commune et la caissene, en concurrence avec le peuplier. Dans le charronnage, la carrosserie, l'orme et le frêne trouvent des applications dans lesquelles on ne saurait les remplacer. C'est surtout en ce qui concerne les résineux, sapin ou analogues, que la disproportion entre la production nationale et la consommation est la plus marquée; aussi les fait-on venir chaque jour de l'étranger en plus grandes quantités. Or, on s'imagine les bois coloniaux tout difféients de leurs similaires originaires d'Europe; les u Bois des lies >>, ainsi qu'on les appelle dans le commerce, sont surtout, pense-t-on, des bois lourds, à couleurs vives, tels l'acajou, le palissandre et l'ébène.
(( Il est certain que, pendant longtemps, on n'a guère eu avantage à exporter des Colonies que des bois de luxe, vendus assez cher pour payer largement les frais d'exploitation et de transport. Mais, loin de composer toute la forêt coloniale, ils ne constituent qu'une des nombreuses variétés de la flore sylvestre tropicale dont la richesse et la diversité ne souffrent d ailleurs aucune comparaison avec celle des forêts européennes et qui, en outre, diffère, non seulement de continent à continent, mais encore dans l'étendue d'une même région, il est incontestable que, dans les Colonies voisines des tropiques, les bois de grande densité, à la libre résistante et dure, prédominent beaucoup plus que dans nos forêts. On ne saurait nier non plus qu'aucune de nos Colonies ne peut fournir des produits du type sapin ou pin, tels que nous les importons en si grandes quantités. Tout au plus rindo-Chine, dans ses régions montagneuses, d'un accès difficile, en contient-elle d'importantes réserves. Mais il est cependant un grand nombre d'esences, que leur poids et leur dureté rapprochent plus ou moins du chêne ou du noyer et qui, douées de qualités variées, pourraient
se substituer dans l'ameublement, la menuiserie, la fabrication des wagons et des voitures, aux types de bois couramment en usage. D'autres, plus légers, plus tendres, pourraient être utilisés comme le peuplier, et d'autres encore remplaceraient le sapin, pour certains usages, dans la construction et la menuiserie.
« La substitution des bois coloniaux à nos bois européens exige cependant certaines modifications dans les habitudes des artisans. Pour débiter et mettre en œuvre ces essences, pour eux nouvelles, il y aura lieu de recourir à des procédés différents, que la routine du métier sera portée à n'accueillir d'abord qu'avec défaveur. Mais ce ne sera là qu'un obstacle passager que l'on aura peu de peine à surmonter si l'on prend soin de déterminer, au préalable, la technique spéciale qui leur est applicable.
« Les bois européens peuvent donc être remplacés par les bois coloniaux pour la plupart des usages courants.
(( Depuis quelques années, le chêne du Japon vient faire concurrence, sur le marché européen, au chêne des futaies françaises et au chêne importé de Hongrie. 11 semble bien qu'on soit autorisé à conclure, de ce fait, que toute essence coloniale susceptible de remplacer le chêne pour nos usages peut aussi bien supporter les frais de transport de même importance que ceux qui grèvent le chêne qu'on fait venir du Japon.
(( De l'exposé qu'on vient de lire, il est permis de tirer les conclusions suivantes : d'abord que nos Colonies sont pourvues de ressources forestières susceptibles de suppléer à l'insuffisance de nos produits métropolitains; ensuite que rien ne s'oppose, à priori, à ce que les bois qui en proviennent disputent notre marché à ceux qu'il importe d'Europe et d'Amérique (I). »
Rien ne s'y oppose, en effet. Pour tous ceux qui connaissent les bois coloniaux, nous parlons
(1) D' Chauveau, sénateur de la Côte-d'Or. La France Agricole et la Guerre. (Ouvrage Berlin, Mission forestière coloniale.)
en ce moment de la Côte d'Ivoire, il ne saurait y avoir de doute que la grande majorité des essences pouvant être exploitées dans cette Colonie, essences dont certaines sont déjà réputées en ébémstene et en menuiserie fine, ne puissent parfaitement être employées à tous les autres usages industriels. Laissons de côté les essences trop tendres, qui ne pourraient pas concurrencer, au point de vue prix, les peupliers et pins
Tous les essais tentés jusqu'à ce jour n'ont pas été effectués dans les conditions de séchage et avec l'outillage voulus. Il en est résulté une légende sur les difficultés de travail de ces bois, leur dureté, leur éclatement sous le clou, etc., légende basée sur des renseignements inexacts et que nous nous attacherons à détruire.
M Les bois coloniaux ,dit M. Gillet (I), l'industriel parisien bien connu, qui les étudie pra-
Sur le wharf. — Dépôt de la bille sur wagon.
Cliché Métayer. — Grand-Bassam
ou sapins vulgaires. Nous en avons beaucoup d'autres de meilleure qualité, qui se travaillent aussi facilement et qui remplaceraient avantageusement les sapins de choix, les pitchpins, les platanes, les hêtres, les chênes pour la menuiserie, la charpente, le parquet, peut-être le merrain; nous en avons de beaucoup plus dures qui, soit par leur poli, soit par leur imputrescibilité, peuvent trouver leur utilisation dans l'outillage, le pilotis, les constructions navales, la traverse de chemin de fer, etc.
tiquement depuis seize ans, se travaillent parfaitement bien, à condition qu'on les connaisse et qu'on prenne, au préalable, quelques précautions élémentaires. »
Voici ce que disait, au surplus, M. Gillet, dans une conférence récente à la Société centrale des Architectes (I) :
« Le travail du bois comprend deux genres d'opérations : on commence par le préparer et
(I) Rapport \X'eber déjà cité.
le façonner aux outils mécaniques, puis le bois est ensuite travaillé manuellement et reçoit, en dernier lieu, la façon définitive.
(( La première opération comprend le sciage. On a dit que beaucoup de bois coloniaux ne pouvaient se scier, ils ne se scient pas tous, en effet, avec les mêmes scies; pour certains, on utilise la scie alternative; pour d'autres, la scie circulaire et la scie à ruban. On doit donc procéder par sélection et employer, pour les diverses essences, les scies les mieux appropriées.
(( Il existe toutefois certains bois qui présentent des difficultés au sciage.
(( On rencontre, par exemple, des bois siliceux qui émoussent rapidement la denture de la scie; après avoir exécuté quelques traits, la scie ne fonctionne plus. Pour résoudre cette difficulté, d'un ordre spécial, il suffisait de poser la question suivante aux fabricants d'acier : (( Pouvez-vous nous donner une scie faite avec « un acier spécial, qui puisse résister au sciage (( des bois siliceux? )) Les fabricants d'acier ont étudié la question et nous devons signaler qu'elle est actuellement résolue. Tout dernièrement, nous avons mis en service une scie qui a travaillé des bois siliceux pendant deux heures sans affûtage. On peut donc dire que le but est atteint.
« Ensuite, nous passons au corroyage et au rabotage du bois qui s'exécutent dans les mêmes conditions que pour les bois métropolitains; certains bois ont un fil et un contre-fil, mais, en prenant les précautions élémentaires de réglage des couteaux, ces bois se travaillent aussi bien que les autres, et sans arrachement.
(( Les assemblages, tenons et mortaises ne présentent pas de difficultés; pour exécuter les tenons dans les bois tendres, nous conseillons l'emploi de (( tencheuse » à porte-outils hélicoïdaux travaillant à travers fil.
(( Le bouvetage et la mouluration sont exécutés avec les outils habituels tels que toupie, (( parqueteuse » et (( moulurière » ; nous conseillons, pour /certains bois siliceux, l'emploi
d'acier rapide pour la confection des fers à moulures; ils donnent d'excellents résultats.
(( Le raclage et le ponçage mécaniques des bois sont tout à fait recommandables pour le façonnage des bois coloniaux, principalement pour ceux à fil et contre-fil, auxquels ils donnent leur aspect définitif.
(( En somme, le travail mécanique peut s'exécuter dans d'excellentes conditions. Certains bois, qui sont très durs, ont besoin d'outils spéciaux et nous recommandons à tous les industriels qui auront à les travailler, de poser le problème à leurs fabricants d'acier. Je suis convaincu qu'ils arriveront très facilement à résoudre cette question.
(( Il nous reste maintenant à déterminer les conditions du travail manuel des bois coloniaux.
(( Il n'est pas besoin de dire que les ébénistes, depuis longtemps, travaillent très bien les bois exotiques; c'est grâce à leur talent et uniquement avec les bois coloniaux qu'ils confectionnent les plus beaux meubles que nous exportons dans le monde entier.
« En introduisant les bois coloniaux dans l'industrie nous rencontrons parfois la résistance de l'ouvrier. Celui-ci, plus ou moins routinier, habitué au sapin et au chêne, n'apporte pas toujours toute la bonne volonté nécessaire pour travailler ces bois.
(( II faudra probablement que l'ouvrier moderne apporte certaines petites modifications dans ses méthodes, mais nous pouvons affirmer qu'un menuisier ou ébéniste consciencieux, qui consentira à faire abstraction de la routine, arrivera, au bout de quinze jours, à travailler très facilement les bois coloniaux. 11 suffit simplement, pour le rabotage, de régler le fer et le contre-fer de l'outil de telle façon que le travail à exécuter sur les bois à fils entrecroisés se présente dans des conditions favorables (I).
(( Nous sommes convaincus, par l'expérience.
(I) On fabrique du reste, pour les bois à contre-fil, des rabots spéciaux.
qu'au bout de peu de temps cet ouvrier ne fera plus aucune distinction entre le travail des bois métropolitains et celui des bois coloniaux; il sera même intéressé par la beauté des bois qu'il aura ainsi utilisés et il éprouvera une satisfaction personnelle à avoir vaincu une difficulté passagère. ))
M. Gillet ne se contente pas de faire de la
parfaitement bien, malgré l'humidité et la chaleur, pourvu qu'elles soient à l'abri du soleil et des intempéries. Les essences les plus dures peuvent être employées indifféremment pour les travaux d'intérieur comme pour ceux d'extérieur. Elles résistent à tout, même aux termites, qui sont la plaie des bois de construction en Afrique occidentfile.
Les biiles sonl montées sur l'apponlemenl de la lagune, placées sur wagonnet pour être ensuite,
soit embarquées, soit déposées sur le lerre-plein.
iCiiché Agence économique A. O. F. '
propagande pour les bois coloniaux, il les utilise dans ses usines, construit notamment des pavillons en bois pour habitations (( qui joignent, dit M. Weber, à tous les avantages de la solidité et de la sécurité la plus parfaite, celui de l'élégance française. »
Signalons qu'à la Côte d'Ivoire même toutes les constructions sont actuellement faites en bois du pays et que, même les essences les plus tendres, comme le Bahia, se comportent
Les essais de durée, de conservation, de résistance, de sciage, effectués en France, n'ont pas été moins satisfaisants (1). Les plus intéressants et les plus concluants ont sans doute été faits par les Compagnies de chemins de fer français. On sait, en effet, qu'un Consortium a été créé dans le but unique de se procurer, dans nos Colonies, les bois nécessaires aux grandes Com-
(I) \''oir ouvrage Bertin, Mission jorestière coloniale, pages 608 et 681 .
pagnies pour la construction, le wagon et la traverse de chemin de fer. Ce Consortium a monté, en 1920, au Gabon, une importante exploitation forestière; il achète, en outre, des lots de bois d'essences déterminées. 11 avait tout d'abord jeté ses vues sur la Côte d'Ivoire; les pourparlers engagés à ce sujet avec 1 Administration de la Colonie n'ont échoué que pour des raisons absolument étrangères à la concession forestière sollicitée et à la qualité des peuplements.
De l'avis unanime de tous les industriels et architectes qui les ont examinés d'un peu près, les bois africains sont absolument (( aptes, en les employant chacun selon ses propriétés, à tous les usages de la construction, de la charpente et de la menuiserie. M. Leduc, architecte diplômé de la Ville de Paris, les déclare particulièrement propres à l'édification des maisons en pans de bois dans lesquelles il voit le moyen d'activer la reconstruction des Régions libérées et de résoudre la crise du logement par une impulsion nouvelle à donner à l'habitation à bon marché.
« Bref, on peut l'affirmer, qu'il s'agisse de poutres, de lames de parquets, de panneaux, de moulures, de châssis de fenêtres, de persiennes, de marches d'escalier, de moyeux de roues j de carrosserie, de wagons, d aménagements intérieurs de navires, etc., etc., les bois d'Afrique peuvent convenir à tout (1). »
Nous allons passer rapidement en revue les bois de la Côte d'Ivoire dont nous préconisons l'importation pour la plupart de ces usages.
Essences a exploiter a la Cote d'Ivoire ET a importer en France.
Ainsi que nous l'avons déjà déclaré, nous nous garderons bien de préconiser l'exploitation et l'importation en France de tous les bois re-
connus intéressants à la Colonie. Nous nous limiterons aux meilleurs parmi ceux qui peuvent être coupés, en grande ou moyenne quantité, dans une zone de 1 0 kilomètres de profondeur, au maximum, bordant la Voie ferrée, les lagunes et les rivières y accédant qui sont navigables ou flottables la majeure partie de F année. De cette façon, nous réduirons le plus possible nos frais d'évacuation et le prix de revient de nos bois; nous réduirons également le nombre des essences et rendrons, de ce fait, leur écoulement plus facile.
Quatre essences dominent nettement dans toute cette zone : le Bahia, dans les terrains bas et marécageux qui bordent rivières et lagunes; le RiJ^io, immédiatement à côté ou derrière, sur les terrains plus fermes; puis, plus en arrière, le Dabéma et VAvodiré.
Ces quatre essences doivent représenter, à elles seules, une moyenne de 25, 30 0/0 peutêtre, de l'ensemble des arbres exploitables de la zone en question. Toutes les quatre sont excellentes. A côté d'elles i! en est d'autres, dont quelques-unes de meilleure qualité encore, mais beaucoup moins abondantes, qui sont également à exploiter. Ce sont, avec quelques Acajous et Acajous-Tiama, des bois d'ébénisterie, comme l'/ro/jo, très commun à certains endroits, dans la région de Grand-Lahou notamment, le Majoré, le Badi, le Bossé. l'Assas, VOboto, VOlon (I), tous assez rares dans la partie de forêt qui nous occupe, mais dont il y a néanmoins heu de tenir compte; puis des bois de menuiserie et de charpente comme le Niangon, le Sénan, le Framiré; des bois plus lourds, comme le Sougué, V Adjouaba, le Tait, le Fou, susceptibles d'emplois divers; enfin des bois à traverses ou pilotis comme le Bodoia, le Kroma et VAdzobé.
Au total, cet ensemble doit représenter.
(I) Rapport Weber déjà cité.
(1) Nous ne considérons pas, en raison de sa densité et de sa dureté, VApomé comme un bois d'ébénisterie, malgré qu'il ait été classé dans cette catégorie par la Commission des Bois coloniaux.
pour la zone de 10 kilomètres de profondeur que nous indiquons, 50 à 55 0/0 du cube total de la forêt, dont 35 0/0 de bois, densité inférieure à 1 .000, pouvant être " flottés » à l'état vert ou après séchage de quelques mois, et 1 5 à 20 0/0 de bois lourds non flottables.
Il est bien entendu qu'en dehors des essences d'ébénisterie dont on aura toujours le placement
l'attention de nos lecteurs et qui, dans son ensemble, est un peu moins dense que la zone située en arrière, pourrait fournir un tonnage de bois déjà considérable. Son développement doit atteindre au moins 375 kilomètres. Sa superficie serait donc, au minimum, de 375.000 hectares. Si l'on prend, comme cube total moyen, 150 stères (1) seulement de bois d'oeuvre à
Tirage d'une bille sur le wharf.
(Cliché Métayer. — Grand- Bassam !'
à des prix rémunérateurs, et des quatre essences dominantes que nous avons énumérées, les autres essences, quelles que soient leurs qualités, ne devront être exploitées que si l'on est susceptible d'en réunir, à l'endroit où l'on exploite, un tonnage intéressant. Il serait inutile, en effet, de se donner du mal pour lancer un bois dont on ne pourrait pas assurer régulièrement, par la suite, des livraisons importantes.
En s'en tenant aux seules essences principales, la partie de forêt que nous signalons à
l'hectare, dont 50 0/0 en essences utilisables immédiatement, on obtient un chiffre de :