LA RÉVOLTE DES ANGES
Il y aurait un conte à écrire, dans la note d'Anatole France, sur les personnes avancées dans la vie qui perdent la retenue. C'est le bel âge : prélude de la libération totale, on se rit des ménagements ; une pétulance toute guillerette, une causticité que rien n'arrête, signalent cet heureux moment .
Ce n'est pas forcément que le déclin des forces affaiblisse chez l'homme la faculté de concevoir tous les rapports des choses et lui en simplifie à l'excès la vision. N'allez pas croire à une baisse de la lucidité. Simplement, à force d'être meurtri et roulé par la vie, l'homme tend à se retirer, de cœur, de ce qui, en fait, menace de le quitter bientôt. Bien loin de l'assagir, les années lui apportent une agressivité, un goût de l'excès qui est comme la contre-partie de son indifférence pour la pensée d'autrui; la nonchalance procède assez ordinairement par explosions.
Si à la Révolte des Anges on compare le Puits de Sainte Claire, qui est de 1895 (en particulier ces deux contes :