LA DÉCLARATION DU 6 JUILLET 187O
Sur ce point, il a d'ailleurs laissé cette note :
« La lin a été discutée longtemps en conseil et transcrite sur la minute par M. Emile Ollivier, après avoir été acceptée et arrêtée unanimement par le Conseil. »
Et il ajoute ce renseignement :
« C'est avec ces éléments, savoir : la première minute (avec les corrections et additions qu'elle portait) qu'a été composée la Déclaration définitive qui a été lue deux fois au conseil, votée et arrêtée ne varictiir, transcrite par le ministre même, en arrivant à Paris, dictée à deux attachés du cabinet par le ministre et lue par lui à la Chambre, un quart d'heure après. »
Nous ne ferons pas aujourd'hui l'examen de toutes les folies que ces hommes, si pointilleux sur la grammaire et les agréments du style, se réunissant dans la matinée du 6 juillet 1870, à Saint-Cloud, pour débattre tranquillement, sans qu'aucun d'eux proposât le bon parti, celui de se taire. Là-dessus, l'histoire a jugé ; mais elle n'avait pu encore se prononcer sur les responsabilités personnelles. Le papier qui a été vendu l'autre mois à l'Hôtel de la rue Drouot ne laisse plus de place à la discussion.