LE THÉÂTRE EN
Abondance de grands noms.
De 19 13, on ne remarquera pas, comme de l'année précédente, que sa caractéristique est l'absence de grands noms : ceux de Lavedan, d'Hervieu, de Donnay, de Rostand ont paru sur l'affiche. M. Eugène Brieux s'est rappelé à l'attention de ses contemporains; et il n'a donc manqué que Jules Lemaitre pour que toute l'Académie qui travaille pour le théâtre, ait été jouée dans ces huit mois. Ajoutons que les œuvres nouvelles ne le cèdent pas sensiblement aux précédentes : il serait injuste de prétendre que Bagatelle ou Servir ou les Éclaireuses fussent indignes de leurs auteurs ou inférieurs au Réveil, à Sire, à V Escalade. Ces trois pièces-là représentent bien en somme ce que ces trois académicieHS peuvent produire dans leurs jours les meilleurs. Elle ont d'ailleurs reçu de la critique le tribut d'éloges mérité et le public a ratifié le verdict des Aristarques. Les auteurs ni nous n'avons donc pas eu particulièrement à nous plaindre. Et une année qui a produit outre Bagatelle, Servir et les Eclaireuses, Hélène Ardouin, les Flambeaux et Vouloir, si ce n'est pas évidemment l'année de la Comète, ne saurait cependant passer pour un temps de médiocre récolte.
Tous les auteurs à succès ont été joués ou repris, et avec un succès qui n'a jamais été inférieur à l'attente