‹ La forêt des CippesChapitre 149 sur 181 · tome I, page · texte numérisé non relu

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Sans craindre la contradiciion, M. Gustave Lanson a reproché aux nationalistes intégraux un jour la sévérité de leurs choix et un autre jour ce qu'il nommait leur agnosticisme de la tradition, travers où il donnait lui-même le jour que Gilbert le relevait comme on a vu. L'originalité de ces écrivains est justement qu'ils se sont interdit de forger à leur tour une idéologie politique. On ne sait pas les lire si Von ne voit pas que le critère de leurs jugements comme de leur action est Vutilité : l'intérêt général dit Maurras, le salut public dit Montesquiou.

Je reproduis ici une brève étude de Pierre Gilbert qui pourra contribuer à éclairer ce point. Signée Democrite, elle a paru dans l'Action Française du 8 juin 1^10. — E. M.

UN ANCÊTRE DE l'aCTION FRANÇAISE '

Il vécut au temps de Jeanne d'Arc et fut archevêque-duc de Reims. La race était bonne : un de ses frères fut chancelier de Francs. Leur grand- père, Pierre Jouvenel, était drapier à Troyes.

Jean Juvénal des Ursins fut un de ces hommes de notre

I. Sur Juvénal des Ursins, cf. Y Hérédité politique, par le vicomte de Croy, et aussi l'article de Jean Longnon {Jean Herluison) dans la Revue Critique des idées, le lo décembre 1912. — E. M.

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