‹ La forêt des CippesChapitre 68 sur 181 · THÉÂTRE DE L'ŒUVRE THÉÂTRE RÉJANE · texte numérisé non relu

THÉÂTRE DE L'ŒUVRE THÉÂTRE RÉJANE

Deux pièces récentes, qui toutes deux reposent sur k pathologie, nous promettent-elles un regain de ce théâtre médical que l'ancien Théâtre Libre tenta d'acclimater chez nous ? Le sujet de ces deux pièces qui viennent de réussir assez brillamment : Ames sauvages, de M""^ Camille Clermont et M. Séverin-Mars, et Morituri, de M. Prozor, sembleraient le dire. Mais à examiner le biais par lequel le sujet a été abordé et ce qui en a été exprimé, on juge que, bien loin de démentir le retour de faveur dont jouit présentement le théâtre psychologique, ces deux ouvrages le confirment. Les auteurs n'ont quêté dans les livres de médecine qu'une occasion de pièce ou qu'un prétexte ; après cela, leur vrai sujet, ils l'ont bien vu dans les conséquences morales et les répercussions dramatiques du cas physiologique qui leur avait fourni leur postulat.

Morituri.

Je dois dire que la remarque s'appplique plus encore à Morituri qu'à Ames sauvages. M. Prozor a étudié, dans

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