‹ La Forêt Française et le marché des boisChapitre 14 sur 61 · L’ORDONNANCE DE · texte numérisé non relu

L’ORDONNANCE DE

L’ordonnance de 1669. -— L'initiative, nous l’avons dit, en revient à Colbert, qui avait les forêts dans ses attributions de Contrôleur Général des Finances. En matière forestière, il se proposait un double but. Un but financier, qui était de rétablir l’ordre dans cette partie importante du Domaine royal. Un but militaire et économique, qui était d'assurer et d’accroître les ressources en bois d'œuvre si nécessaires à l’industrie, et spécialement aux constructions navales.

Ces différentes idées sont très clairement exprimées dans la préambule de l’ordonnance, où Louis XIV dit, dans un langage vraiment royal :

« Comme il n’est rien qui soit plus exposé aux désordres de la guerre que les bois et forêts, aussi n’y a-t-il pas de domaine qui mérite plus justement les premiers soins de la paix, non seulement à cause qu’il fait un ornement et une décoration très considérables pour l'Etat, mais parce que c’est le plus précieux et le plus considérable trésor que la prudence puisse réserver au public pour les commodités de la vie privée, vu qu’il croît tous les jours insensiblement par la seule fécondité de la nature, sans aucune diminution du bien des sujets et sans même qu’ils y contribuent de leurs soins et travail. C'est pourquoi ne nous étant relâchés du progrès et de la prospérité de nos armes que dans l'intention de remplir notre royaume de bonnes

Lauzun en fut quitte pour 1.200 livres d'amende et 500 d’aumône. Ils avaient, dit l'arrêt du réformateur « vendu les bois du Roi et reçu l'argent... falsifié les procès-verbaux de vente. laissé plusieurs blancs à mauvaise intention dans les actes et papiers, etc. etc. >»

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