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lever le bois « à dos ou à col », c’est-à-dire sans l’aide d'aucune bête de somme.
. Signalons encore certains usages au bois de chauffage que l’on ne rencontrait pas partout
Usages au branchéis et briséis.
Usages au arrachéis,
Usages aux cimets, aux ramages,
Usages aux arbres tombés par feu (par la foudre).
Notons, enfin, l’usage au bois de charbon, qui était parfois soumis à des restrictions : on devait faire le charbon en dehors de la forêt.
BOIS D’ŒUVRE. -—— Ici encore, il faut distinguer deux catégories, suivant qu’il s'agissait de bois de service, employé pour tout ce qui concerne lhabitation : constructions, réparations, charpentes, etc. ; ou du bois de iravail, c’est-à-dire de la matière première des diverses industries.
b) Usages au pâturage. — C’est là le terme général, qui comprend le droit de pacage pour les bêtes aumailles et chevalines, le droit de panage ou paisson pour les porcs.
Il faut, enfin, citer la glandée, ou droit de ramasser les glands, excellente nourriture pour les porcs.
Origines des droits d’usage
Ils ont une double origine.
Les uns datent des temps immémoriaux, où les habitants, fixés aux lisières des grandes forêts, pouvaient y puiser sans contrôle. Cette habitude historique, devenue, au cours des siècles, une tradition véritablement sacrée explique l’acharnement de la résistance que le pouvoir central ne cessa de rencontrer en cherchant à réduire les excès qui en naissaient. D’autant plus qu’elle se trouva confirmée par d’autres usages concédés par le Roi ou les seigneurs soit, nous l’avons vu, dans un but économique et financier, soit, fort souvent, dans un dessein spirituel. De très nombreuses abbayes en furent en effet hénéfciaires. Ils résultaient alors d’une charte, d’un acte qui en faisait la concession,
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Législation des droïts d’usage
Si justifiés et si utiles qu’ils aient été — car il ne faut pas oublier qu’ils ont beaucoup contribué à l'essor de la vie économique française, par les facilités données aux paysans et aux moines agriculteurs — les droits d'usage ne pouvaient guère ne pas prêter aux abus.
Cela tenait à deux principales raisons.
La première était la facilité de la fraude, à une époque où les fonctionnaires étaient rares et la surveillance d’autant moins efficaces que les officiers des Eaux et Forêts, pour beaucoup de raisons qui sont souvent presque des excuses, étaient moins scrupuleux.
La tentation, d’autre part, devenait de plus en plus forte. Les progrès de l’industrie, l’accroissement de la population augmentaient la valeur du bois. Le progrès de l'agriculture aussi, et spécialement le développement de l'élevage étaient une source de ruine pour les forêts. Huffel le note bien, avec la réaction salutaire qui suivit : « La hache, les bestiaux des usagers étaient la grande source des abus ; les délivrances usagères et le pâturage furent la première occasion des réformes, c’est-à-dire des aménagements (1). »
Dès 1280, ce besoin de réformes se fait sentir. Philippe III le Hardi, faisait à cette date les premières restrictions dont la trace écrite nous soit restée. L’ordonnance de 1280 consacrait en effet le principe de la délivrance, et limitait les délivrances usagères aux cantons les plus commodes, c’est-à-dire les plus aptes à fournir du bois sans dommage.
Cette ordonnance, peu appliquée tant était difficile alors l'exercice du pouvoir royal, fut confirmée en 1319 et 1346. La nécessité des resirictions n’était pourtant pas sentie par le Roi seul. Huffel cite un acte de 1271 par lequel Thibaut, Comte de Bar, divise sa forêt de Pevenelle en quatre parties, ouvertes alternativement aux usagers, à la réserve d’un canton.
(1) Economie forestière, T. III.