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ral et si varié du bois, il sera bien évident que le re placer par d’autres matériaux est chose difficile ne se fera pas sans incommodité, et, en bien des c sans diminution de confort. Donc, de grandes rés ves de bois continueront d’être, sans conteste, lu des nécessités de notre civilisation, presque au mê titre que l’eau, l’air et les aliments.
A part l’approvisionnement de bois, la forêt fo nit d’autres matériaux d'assez grande valeur. Par ceux-ci deux classes au moins donnent lieu à « industries d’une étendue considérable, savoir : l’ind trie du tannage et celle des gommes de marine.
L’écorce de certains arbres, par exemple, ce de la pruche et des chênes, parmi nos espèces indi, nes, contient un principe chimique connu sous le n d’acide tannique, qui sert à la fabrication du cuir.
Ainsi, les quinze cent mille cordes d’écorce à t: nin, valant environ $10,000,000, qui sont employé annuellement aux Etats-Unis, comportaient autref le sacrifice de près de 1000 pieds de bois de constni tion pour chaque corde d’écorce; aujourd’hui, on sauve probablement la plus grande partie.
L'industrie des goudrons, consistant à extra: des arbres sur pied de certaines espèces de pins, si cout le pin austral des marais, ainsi que d’autres es] ces, le principe résineux qu’ils contiennent et à ob unir par la distillation la térébenthine, les différent sortes de résines et de goudrons, emprunte à la for pour une valeur d'environ $20,000,000 par anni aux Etats-Uuis.
Une industrie semblable est celle de la sè
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d'érable pour la fabrication du sucre, qui est particulière aux Etats-Unis et au Canada. Elle produit plus de 50,000,000 de livres de sucre et 3,000,000 de gallons de sirop, soit une valeur annuelle de $6,000,-
Enfin, par la distillation du bois lui-même, et la condensation des produits gazeux, on retire une quantité considérable d'alcool de bois, de vinaigre de bois, ainsi que d’acétates, de créosote et autres essences de goudrons employés dans les arts, ce qui ajoute encore $3,000,000 ou plus au revenu annuel provenant de la ressource forestière aux Etats-Unis.
Bien que la valeur des produits forestiers employés chaque année aux Etats-Unis aux lieux de consommation, après avoir subi une première préparation pour un usage ultérieur, puisse être portée à $600,000,000, cette valeur se trouve augmentée ensuite, après qu'ils ont été encore travaillés, à plus de $1,200,000,000 ; ce qui fait que les résultats des industries forestières ne sont dépassés que par ceux des industries agricoles, dont la valeur des produits atteignait au recensement de l’année (1890) près de $2,500,001,000, tandis que la production totale des métaux qui pouvaient, d’une manière ou de l’autre, remplacer le bois, —l’or, l'argent et le fer compris, — n’atteignait que $270,000,c00, et que toute l’industrie des mines (les carrières et toutes sortes de produits miniers et argileux étant compris) dépassait à peine *720,000,000.
À mesure que la civilisation avance, l'usage du bois augmente, et durant les quarante dernières
années, cette augricntasion a été des plus remarqu bles. La Grand. Bretagne n'ayant presque pas terres à bois chez elle est à la tête des pays import teurs de bois ; elle en a importé l'année dernière po une valeur de $125,000,000 (20% de plus que sa pr duction de fonte). Durant les quarante dernièr: années, la quantité de bois employé dans ce pays augmenté de 200 pour cent, tandis que sa populatic n'a augmenté que de 42 pour cent. La France depu 70 ans, avec une augmentation de 20 pour cent de : population, a augmenté de 700 pour cent sa consor mation de bois. L'Allemagne est, après la Grand Bretagne, le pays qui importe le plus de bois, ayat augmenté ses importations de 400 pour cent depu 40 ans, soit 314 pour cent par année. Ces remarqu bles augmentations sont, sans doute, dues en part: au fait qu'il y a un plus grand nombre de manufa tures qui préparent le bois pour l'exportation, ma: dans son ensemble cette augmentation générale es la conséquence des besoins de la civilisation qt avance.
On peut indiquer de semblables augmentation dans la consommation per capita d’après les statist ques du recensement des Etats-Unis, pays qui de tou le monde entier est probablement le plus grand cor sommateur de bois: soît 350 pieds cubes de consomma tion Per caprta, tandis qu’en Allemagne la consomme: tion n’est que de 43, et dans la Grande-Bretagne, d’en viron 15 pieds cubes.
Les statistiques du Canada indiquent que la valeu des produits forestiers en 1891 a été de $$0,000,00c
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Rivière Noire—Cantons de l'Est
dont $56,000,000 pour la consommation au pays et $24,000,000 de bois de construction et autres produits exportés. C'était une exportation de $15.60 Der capi- /a, et cela représentait une consommation de 250 pieds cubes Per capila en comparaison des 15 pieds cubes de la Grande-Bretagne; de plus, la consommation du bois au Canada augmente très 1. pidement. Ontario seule a retiré un revenu de $1,276,000 de ses licences et droits de coupe en 1901, ce qui indique que cette province peut bien se permettre, comme question d'affaires, d'établir des écoles d'industrie forestière.
Les statistiques font voir que le Canada a 800,- 000,000 d’acres de cerres à bois, mais il n’y a probablement pas la moitié de cette immense superficie qui puisse être considérée comme terre forestière ou propre à la production du bois de construction, le reste pouvant peut-être subvenir aux besoins domestiques et à l’industrie du bois de pulpe, mais non répondre à la demande du bois de construction, qui, au taux actuel de la consommation, s'élève à 3,000,000,000 de pieds par année; il faudra exercer una surveillance convenat si l’on veut que cette aire de m10ins de 400 millions d’acres, dont une grande partie a été ravagée par le feu, continue longtemps à subvenir aux demandes toujours croissantes. Avec la diminution du bois dans les autres pays et l'augmentation de leur besoin de bois importé, la valeur de la richesse forestière que possède encore le Canada justifiera les soins qu'on en aura pris et en indemnisera.
En résumé : la consommation du bois est si énorme et augmente si constamment que, malgré les sub-
stituts qu'on pourra lui donner, ce produit restera jours à l’état de nécessité.
La réserve naturelle, quelque grande qu’elle : devra s’épuiser à moins que nous ne puissions et \ lions bien l’entretenir.
La reproduction naturelle de la forêt se fait s économie au point de vue de la qualité, de l’espac du temps; par conséquent, l'action de l’homme dev: nécessaire pour donner partout aux forêts un déve pement plus rationnel.
La sylviculture devient la nécessité de cha pays, et surtout des pays qui ont de grandes forêt sont appelés à devenir de grands producteurs de t pour l'avenir,
La réserve forestière, telle que nous la trouvor l'état naturel, constitue une certaine valeur en bots, capital, qui s'est accumulé, reste improductif et att d'être sous la main d'un administrateur entendu 2
faire son devoir et donner, d'une manière constante revenu le plus élevé.
Cependant, cette administration, la forêt ne trouve pas dans l'exploitation inconsidérée à laque elle est soumise dans iwvus les pays nouvellem: développés ou qui sont en voie de développeme Au contraire, le gaspillage de la richesse du sol n est que plus grand. Dans ces exploitations, le P priétaire de forêt ne fait qu’enlever tout simpleme les parties précieuses de la végétation, empoch pour ainsi dire, ce capital accumulé sous forme de bc sans aucunement s'occuper des revenus futurs qu’ en pourrait retirer à l’aide de la culture forestiè
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De fait, il ne comprend pas ou ne considère pas que la forêt n'est pas qu'une simple mine, mais une source de richesse qui peut s'entretenir et se reproduire, une récolte vivante, croissante, le produit du sol et du climat, qui peut êtr” -enouvelée ad libitum, même en qualité supérieure à ce que la nature seule et sans aide l'avait faite.
Non-seulement ses méthodes qui consiste à enlever le bois debout constituent un vrai gaspillage, mais elles ont pour effet de rendre le terra'n moins propre à reproduire du bois de valeur.
En choisissant les espèces de plus grande valeur et en laissant les espèces non recherchées et les arbres communs porter ombrage aux jeunes arbres qui peuvent s'être développés, il empêche la reproduction d'une végétation précieuse, et par conséquent, ces espaces, tout en paraissant encore boisés, ont souvent perdu toute leur valeur pour la production d’un bois utile : car la végétation qui se trouve sur ces terrains est plutôt une nuisance, dont il faut se débarrasser avant de pouvoir user du sol avec profit, soit par des récoltes agricoles, soit par de belles récoltes forestières.
Le moyen rationnel d'exploiter cette ressource des forêts primitives, au point de vue de l’économie nationale, sinon au point de vue de l'intérêt privé, serait d'abord de faciliter autant que possible la reproduction des pousses désirées en faisant disparaître les pauvres espèces et la brousse sans valeur, puis en ne coupant d’abord en billots que les plus gros arbres des meilleures espèces, avec toutes les précautions nécessaires pour ne pas faire tort à la nouvelle végé-
tion, et pour prévenir les incendies. Puis, grad ment, à mesure que les jeunes arbres poussen plus vieux peuvent être coupés, et autant que ble de manière à donner de l’espace et de la lu à la deuxième végétation.
Ainsi donc, rien qu’en usant de précaution la manière d'utiliser cette ressource, non-seule tout le produit peut être moissonné, mais on encore assurer une nouvelle récolte en plus g quantité. Et de cette simple précaution à pre nous en arrivons aux plus belles méthodes de : culture, car celles-ci diffèrent plutôt par le degré par la nature du soin à prendre.
Par ces méthodes, l’homme fait produire f:
ment à la forêt le triple et le quadruple de ce qi produit quand elle est laissée à ses propres ressou: de sorte que par le fait seul d’en user judicieusen la capacité de son rendement utile augmente.
Si l’on veut savoir maintenant jusqu’à quel} une culture intense peut augmenter le rendemer la forêt, on en jugera aux expériences qu’en a f; l'administration forestière en Allemagne. Là, forêts sont presque toutes sinon toutes soumis: un aménagement rationnel, et elles sont trai comme des plantes qui fournissent des moissons Stantes et qui se reproduisent sans diminuer la rich forestière, “le capital de la forêt ”.
Voilà comment il se fait que les forêts du gou nement prussien, administrées d'une manière un plus extensive, qui avec une aire de 6,750,000 a sont peut-être aussi établies sur des terrains plus I
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Sur la rivière St-Maurice
vres ou moins favorablement situés, ont produit en moyenne, pour une série d'années, 42 pieds cubes de bois de construction ( de plus de 3 pouces de diamêtre ) à l’acre; celles de la Bavière, 55; celles du duché de Bade, 59; du Wurtemberg, 67; tandis que les forêts du gouvernement de la Saxe, qui sont l’objet d’un aménagement intensif, et qui n’ont que 430,000 acres détendue, ont produit annuellement go pieds cubes de bois à l’acre, dont 68 pieds cubes étaient du bois de construction, soit la plus grande production pour une telle superficie.
L'administration de la forêt du gouvernement prussien nous fournit encore un autre exemple de l'augmentation du rendement qui résulte d’un aménagement rationnel ou d’une exploitation judicieuse de cette ressource: durant les années 1829 à 1867, la coupe fut augmentée de 28 à 37 pieds cubes à l’acre, et à 46.7 pieds cubes en 1880, soit presque le double : de ce qu’elle était en 1820; cependant, la proportion : du vieux bois de construction de plus de 80 ans, ou . la provision de bois marchand disponible, augmenta dur-- + :es vingt dernières années de la période, de 23 E po. à 27 pour cent, ce qui indique que la coupe rest : .-dessous de la production. Dans les forêts du gouvernement saxon, administrées d’une manière plus intensive, la coupe a été doublée dans les derniers cinquante ans, et -ependant le stock de bois sur pied - ou du en forestier a augmenté de 16 pour cent ; tandis qu ’en 1845, 11 pour cent de la coupe de 56 pieds ‘] + cubes à l’acre étaient de bois de sciage ; en 1893, 54 <pour ce: …e la coupe de 90 pieds cubes étaient de
bois propres à la scierie. Le revenu brut a augn durant ce temps de 234 pour cent, et le revenu n plus de 80 pour cent. Un calcul financier fait que non-seulement la propriété de l'Etat a payé tinuellement 3 pour cent en revenu, mais qu’e augmenté en valeur de 24 pour cent simplement l'accurulation du produit.
D’après un calcul basé sur ces expérience richesse forestière de l'Allemagne représente, en fres ronds, un capital de $#180 à l’acre ($25 pot sol et $155 pour le bois), payant un revenu con: de 3 pour cent sur cette capitalisation; or, puis y a un peu plus de 35,000,900 d’acres de forêts, vaieur représente un capital de $6,340,000,000, duisant un revenu annuzl constant de $190,000 Les propriétés de l'Etat, en outre, s’améliorent stamment, et le revenu auzmente toujours.
Cet exposé n’a peut-être pas convaincu le le: d'occasion que c’est là une affaire bien profitable, nous ne devons pas oublier que ce résultat est ob: en grande partie, sur des terrains qui, autrement teraient improductifs.
Il est évident que nous finirons par épuiset approvisionnements en moins de temps qu’ils ne} ront être remplacés ; que nous ne vivons pas sur térêt, mais que nous entamons rapidement notre tal forestier, —conduite qui s'explique bien dar développement d’un pays nouveau, mais c laquelle aussi il faut réagir à temps si l’on veut ter de sérieuses conséquences.
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plus économique de nos ressources forestières, car la consommation per rapita au Canada n’est pas beaucoup moins que 300 pieds cubes, près de huit fois celle de l'Allemagne et vingt fois celle de l’Angleterre, et ainsi il y a marge considérable pour ces éco nomies.
Enfin, l’administration forestière, telle qu’elle se pratique dans les autres pays, deviendra d’une nécessité absolue pour assurer la production continuelle de la provision de bois voulue.
Il y a ici un facteur de notre avancement national, résultant des industries ayant trait à la conver. sion de nos forêts primitives, lequel ne s’y rattache pas du tout,ou pas au même degré, dans les autres pays, et qui, en fin de compte, a beaucoup plus d’importance que les estimations des droits de coupe ou de la valeur des terres ou de la valeur des produits ne peuvent le laisser entendre. Non-seulement le marchand de bois, avec le développement systématique de son commerce qui lui a permis de fournir un : :ticle supérieur à aussi bon marché que l’article iniérieur rendu en Europe, fait surgir plusieurs manufactures et plusieurs industries, et rend possible le développement de régions agricoles éloignées qui, à leur tour, rendent profitable la construction des chemins de fer et l'emploi de la main d'œuvre, mais il a été un pionnier en mettant le pays sauvage lui-méme à la portée des influences de la civilisation. Et que cela se soit fait souvent au prix d’un sacrifice extravagant et inutile d’une grande partie des richesses de notre forêt primitive, le défrichement de ces
bois reculés doit être considéré néanmoins c ayant eu une grande influence sur le bien qui a té de son œuvre.
Per aspera ad astra, par les travaux ardu:
civilisation, ainsi se résume l’histoire de la col tion de la zone forestière par le bûcheron.
Cet établissement est nécessaire avant que ministration forestière puisse être appliquée avec à ce qui reste des terres boisées ; et bien que ayons à regretter le gaspillage qui a accompag défrichement, nous devons le considérer comm moyen nécessaire de propager les conditions de civilisée.
oins comme qui a résul-
x ardus à la la colonisant que l’ade avec profit 11 que nous ompagné le comme un ons de la vie
l'époque actuelle où la nécessité de préserver la richesse forestière du monde s'impose au premier plan du programme économique, la science forestière devrait être l'objet d’un intérêt général. Le Canada, vu ses conditions climatériques et l’étendue de ses terres Bon cultivées, est et continuera d’être l’un des plus grands pays forestiers du monde, et la simple exploitation de ses forêts que l’on a pratiquée jusqu’à pré- Sent devrait faire place à une administration raisonpable et raisonnée.
? Le mot anglais “forestry”” dont l'équivalent français est sylviculture ou science forestière, dans Son acception actuelle, est d’un usage récent; mis dans son étymologie de mot teutonique latinisé, il signifiait primitivement la partie du terrain d’une tribu possédé par le roi ou le premier homme—le “furst”. De cette appellation on a fait les anciendes définitions de la forêt—grande étendue de terrain Bon cultivée, boisée en quelques endroits, —terme
Mr ge lattes
légal dans certaines lois. Les rois anglais se vaient ainsi le droit de chasser dans des parti pays soumises aux lois forestières, et sous la st lance des ‘“ forestiers ” qui, pour mieux dire, é les gardes-chasse du roi et de ses ribles, D: sens actuel, nous pouvons appeler “terre à boi “bois ”, l’état de choses naturel, la terre couve bois debout, tandis que par l'expression “ forêt ” y ajoutons l’idée d’une considération éconon c’est la terre boisée sous les soins de l’homme des fins d'exploitation forestière et accusant le ditions d’une haute futaie.
Selon qu'elles ont à répondre à des fins div les forêts se divisent en plusieurs classes: “1 d'ornement ”, “ Parcs ”, réservés pour la protecti gibier, “Forêts de protection”, pour protége flancs de montagnes et les lignes de faîte contre sion, et les forêts d’approvisionnement qui fourn le bois au marchand-forestier. Cette dernière : la forêt est la plus importante et la plus directe, t que la deuxième n’a d'importance que dans cer! localités, et la forêt peut répondre à ces troi; à la fois.
Durant les premiers Jo‘irs de la colonisation pays, il se fait d’abord une destruction rapide forêt pour défricher le sol; mais lorsque la pro de bois marchand a diminué dans une certaine : re, la sylviculture, c’est-à-dire le traitement rati des forêts comme productrices de bois de comn devient chose nécessaire, et d’après cette scienc forêts sont traitées et cultivées toujours en vue
lais se résers parties du 15 la surveildire, étaient es. Dans le » à bois ” ou couverte de forêt ”’, nous économique :
homme pour sant les con-
fins diverses, ses: ‘ Forêts protection du protéger les contre l’éroi fournissent nière fin de recte, tandis ns certaines es trois fins
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récolte de bois à retirer, tout comme l’est la terre arable en vue de la récolte de céréales.
La partie technique de la sylviculture est basée sur l'histoire naturelle, la partie économique relève des mathématiques et de l’économie politique. L'art technique qui a pour objet de rendre les forêts productives, ia sylviculture proprement dite, exige des notions de botanique et surtout de dendrologie ou de physiologie et de biologie des arbres, de même qu’une conua.ssance de la géologie et de la chimie, afin que cet art soit une amélioration des méthodes de la nature et produise une meilleure et une plus grande quantité de bois dans le moins de temps possible. Mais le forestier, de même que l’exploiteur de la forêt faisant sa récolte devrait unir à ses antitudes commerciales une grande connaissance du génie civil, pour bien conduire l’entreprise de l’exploitation forestière. Ainsi donc, l'exploitation forestière, qui, pour l’homme d'’état, est une politique d'intérêt national, pour l'étudiant une science, pour le sylviculteur un art, est en fin de compte surtout une affaire commerciale qui consiste à tirer profit du sol par la production du bois marchand. En Europe, la science forestière a été mise en pratique depuis longtemps, des lois forestières datant du seizième siècle; mais notre sylviculture moderne a été en pratique en Allemagne depuis plus de cent cinquant: ans. En Amérique, le nom et l’art de la
sylviculture sont chose nouvelle qui s’est imposée à l'attention du public à mesure que la diminution de la - ressource forestière naturelle rendait évidente la né- “cessité d'y recourir. Aux Etats-Unis, le gouverne-
ment a reconnu cette nécessité de la sylvicultur établi un bureau de sylviculture avec des subve: annuelles qui atteignent maintenant la somi $185,000 seulement pour faire des recherch il a mis à part soixante millions d'acres de comme réserve forestière, Plusicurs états ont : la même pratique, notamment l'état de Newqui a réservé plus d'un million d'acres sous la st lance d'une commission forestière, et a aussi l’École de Sylviculture de New-York, à l'unis Cornell. Plusieurs autres écoles forestières ot suite été fondées.
Tandis que, aux Etats-Unis, de grandes éte de terres boisées sont possédées par des partic et des corporations, au Canada, les gouverne provinciaux ont montré beaucoup de prévoyan retenant le contrôle de ces terres, et les condition: excellentes pour l'organisation d'un système di viculture,
iculture: il a subventions a somme de cherches, et res de terre, ts ont adopté > New-York, us la surveilaussi établi l’université ères ont en-
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Sur la rivière St-Maurice