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DERNIÈRES GRANDES MAISONS FÉODALES

encore célibataire. La maison de Bretagne avait pour unique représentant le duc François II, qui devait mourir en 1488, ne laissant qu’une fille légitime. Enfin la branche aînée des Bourbons, la seule qui, d’après la jurisprudence nouvelle sur les apanages, put jouir des duchés de Bourbonnais et d’Auvergne, définitivement ralliée après la guerre du Bien Public, était réduite à deux princes, le duc Jean II, alors presque sexagénaire et qui ne devait pas laisser de postérité légitime, et son frère Pierre, seigneur de Beaujeu. à qui Louis XI avait donné en mariage sa fille aînée, la princesse Anne.

Il semble que la Providence eût voulu, par cet affaiblissement physique des principales maisons féodales de France, favoriser l’œuvre d’unification un moment ébranlée et menacée par la coalition des grands vassaux. Nous verrons bientôt disparaître les derniers vestiges de celles qui, au xve siècle, entravaient l’ac'ion de la royauté et nous n’aurons plus, dès lors, qu’à suivre, à travers les trois derniers siècles, le développement successif de nos frontières.

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