‹ La Formation de L'unité FrançaiseChapitre 125 sur 188 · BRETAGNE · texte numérisé non relu

BRETAGNE

Concessions partielles de la régente Anne de Beaujeu à la grande féodalité. — Le duché de Bar abandonné au duc de Lorraine — Le duché de Nemours et le comté de Guise aux héritiers de Jacques d’Armagnac — La vicomté de Thouars et ses annexes rendues à La Trémoïlle — Charles d Armagnac reçoit la jouissance des comtés d’Armagnac, de Fezensac et de Rodez, et des vicomtés de Lomagneet de Fezensaguet. — L’héritage de Bretagne. — Mariage par procureur d’Anne de Bretagne avec Maximilien d’Autriche. — Mariage réel avec Charles VIII assurant la réunion de la Bretagne par l’engagement de la duchesse de ne se remarier qu’avec le successeur du roi. — Coalition contre la France — Par le traité de Barcelone, le Roussillon et la Cerdagne sont restitués aux Rois Catholiques. — A Maximilien reviennent, par le traité de Senlis, la Franche-Comté et l’Artois, sauf le Boulenois ; la Flandre Wallonne reste aux Flamands. — Expédition de Naples. — Mort de Charles VIII.

Louis XII contraint à certains sacrifices envers la grande féodalité. — Abandon du droit de réversibilité du duché de Bourbon en faveur de Suzanne, tille d Anne de France et de Pierre de Bourbon. — Mariage de Suzanne avec Charles, devenu chef de la maison de Bourbon — Mariage du roi avec Anne de Bretagne qui n'assure plus l’union irrévocable de la Bretagne. — Inconcevable faiblesse de Louis XII qui fiance sa fille Claude à Charles d’Autriche à qui elle auraitportéla Bretagne, la Bourgogne, le comté de Blois, le duché de Milan, Gènes et Asti. — Union définitive de la Bretagne par le mariage de Claude de France avec François d’Angoulême, héritier du trône.

Conquêtes passagères de Louis XII en Italie. — Perte du Milanais, de Gênes et d Asti. — Perte de Tournai.

Certes, sous le règne d’un enfant confié à une femme, tel qu’allai! être celui de Charles VIII durant la tutelle d’Anne de Beaujeu, le calme était le premier besoin du royaume et Louis XI, à son lit de mort, avait lui-même recommandé la paix. La dame de Beaujeu ne négligea rien pour l’obtenir. Cette princesse dont Brantôme a pu dire qu’elle « estoit le vray image en tout du roi Loys, son père, » fit

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