LA FIN DE L’ANCIEN RÉGIME. — LES TEMPS MODERNES
Instructions de Louis XIV à Louis XV. — Guerre des élections de Pologne. — Paix de Vienne qui assure la Lorraine à la France après la mort de Stanislas Lecziuski. — Guerre de la succession d’Autriche. — Traité d'Aix-la-Chapelle où la France ne retire rien de ses victoires. — Guerre de Sept Ans. — Pacte de famille. — Acquisition de la Corse. — Réunion de la principauté de Dombes.
Sécurité de la situation de la France vis-à-vis de l’étranger à l’avènement de Louis XVI. — Elle est entourée d’états tous alliés ou neutres, sauf la Savoie, d’ailleurs tenue en bride par le Pacte de famille. — Liberté des mers assurée vis-à-vis de l'Angleterre — Alliance avec l’Autriche qui maintient en paix l’intérieur de l'Europe. — Frontières de la France en 1789 plus étroites que celles qu avaient visées Charles Vil, Henri II et Louis XIV. — Elles englobaient encore deuxpetits états indépendants : Montbéliard et le Comtat Venaissin que la Révolution fit entrer dans l'union commune.
Division de la France en départements. — Aux traités de Bâle et de Paris (1796) la Convention achève le grand dessein de la monarchie en donnant à la France ses frontières naturelles : le cours du Rhin et les sommets des Alpes. — La France commence à les dépasser à la paix d’Amiens. — Expansion excessive de la France sous Napoléon. — Désastres de Russie. — Napoléon refuse de restreindre la France à ses frontières naturelles que lui ofirait encore la déclaration de Francfort. — Sa chute réduit la France à ses limites de 17$9 plus quelques parcelles de la Belgique et du pays de la Sarre, Landau au nord-est et une partie de la Savoie ou sud-est. — Les Cent-Jours et YVaterloo nous font perdre ces derniers restes de nos conquêtes. — Sous le second Empire, la France regagne la frontière des Alpes, mais elle est mutilée de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine par le traité de Francfort.
Dix-huit mois après la conclusion de traité de Rastadt, le roi septuagénaire qu’avaient précédé dans la tombe son fils unique et son petit-fils, le duc de Bourgogne, s’éteignait le 1er septembre 1715, laissant le trône à un enfant de cinq ans qui fut le roi