PiiiLU'PsON, I, pp
4. SciiMOLLEn,/«72e?'e Verwaltujig un/er Friedrich-Wilhelml [Preussische Jahrbûcher, XXV, p. 581.) — Bokshak, 1, pp. 254, 209. — Ernst Mkiek, Die Reform der Verwallungs-Organisation unter Stein und Hardenberg, p. 115.
5. Voir parlieulièrement l'aveu de Frédéric-Guillaume II. Stadelmaxn, Publ. aus den k. pi: Slaaisa7'chiven. XI, p. lOS. — dièse Bauernbefreiung erschien zur Zeit nocli als Unmof/lichkeit. Bokmiak, II, p. 143. — Tuaer apud Knapp, I, p. 75. — Frédéric-Guillaume I" lui-même n'aime pas à toucher au droit privé : m das bestehende Privatrecht und Privateigenthum, besonders des Adels, griff ev nicht gern. ScHMOLLEn, Innere Verwallung unter Fried.-Wil. I. {Preussische Jahrbùcher, XVI, p. 8.) — Et DuoYSEN lui-même écrit, V, m, p. 41, en parlant de Frédéric II : « seine immer erneulen Vei-suche scheiterten. und nicht blusz an dem Widerstande der Gutsherrn; er erkannte die Unmôglichkeit diesen Xustand auf einmal abzuschaffen oline der rjanzen Landwirthschafl einen tôdiichen Streich zu verselzen ». — Sta- DELMA.NN, XI, p. 113, dit cn parlant des réformes de Frédéric II : es handelte sien nui' um Vorbereilungen. — Voir encore S xADtLMAN.N, XXX, p. 26.
reconstruire. On ne peut, sans qu'il s'écroule, toucher à la servitude rurale. L'aristocratie en vit et n'y laisse point porter la main.
On voit donc combien peu, en somme, le pouvoir monarchique avait fait pour les progrès de l'égalité sociale; combien peu il avait eu ce caractère d'arbitre social, de représentant des classes populaires que les historiens prussiens lui attribuent lorsqu'ils affirment qu'il avait rempli dans la société moderne la mission de la puissance tribunicienne. Il faut tout l'aveuglement du parti pris national pour assimiler à une magistrature populaire l'autorité absolue des HohcnzoUern, et pour écrire que « ce fut là ce qui distingua l'État frédéricien de ses contemporains, jusqu'à ce que ceux-ci eussent entrepris en hâte d'apprendre à leur tour ou d'essayer ce que la Prusse avait accompli au prix de tant de labeurs depuis un siècle * ».
La constitution de la propriété rurale en France à la lin du xviii" siècle, était, depuis longtemps, par le développement naturel de l'organisation sociale, infiniment plus conforme qu'en Prusse aux idées de justice sociale. Malgré toutes ses plaies, malgré toutes ses misères, elle donnait à la fois une satisfaction plus large aux conceptions égalitaires, et une base plus solide à la puissance de l'État. Car c'est dans les misères sociales des classes agraires qu'il faut chercher pour une large part les causes de la décadencfe et de l'effondrement de la Prusse au début du xix^ siècle *.
1. « Das ist es, » écrit Droysen, « was den FrideHcianischen Staat von allen gleich' zeitiqen unterscheidet, ôis die anderii lernten oder versticliten in Eile nachzii/iolen, was in Preussen in der schweren Arheit eines Jahrlninderls gexchafj'o.n iind crrcicht Vûorden war. » Dhoysex, V, m, p. 8. — On relèvera la contradiction de ce passage avec celui qui est cité dans la note qui procède. — Voir, de ni^'me, TnEirsciiKE, I, p. 118. — La phrase la plus typique est celle de Theitsciike, I, p. ns : « La domination fran<;aise fut pour les territoires rhénans ecclésiastiques, comme pour l'Italie, l'initiatrice de la vie politique moderne. Elle leur donna les premiers éléments de \'egali(é civile (jui existait depuis longtemps en Prusse et dans un grand nombre d'Ktals voisins : Die franzosischr Uerrschaf't umrde fin- die geist/ichen Gebiele (h's Hlieinlnnds, voie fur Italien, die liahnbrecherin des niodcnivn Staatxlebens. Sie sclu-nkle ihnen die An/yinfje hilrgrrliclier lU'chtxgli'irhheil wclche in Preussen itnd vielen sciner wesllichen Nachharstaalen Ic'ingst liestandcn. « — ICI celle-ci encore : « La séparation morale entre les sommets et les bas-fonds de la ■ociétû élait moindre en Alk magne que dans les nations occidentales : Die sitlliclie Kluft zwischrn dm Ho/ini und den Tirfni drr Grsrlhchaft var in Deidschland se hm filer ah in den Ulndrrn des Wrslcns », I, |). \)',\. — Treilschke reviiMit encore p. 214 sur la même idée avec! h-s mêmes expressions : die Uechl.^glrirfi/irit und dus irhlirhie hlirr/nlich soldntisehr W'esen des jireussischen Slaates. — Il t'aul rapprocher ces nsHertiuns du tableau qui précède pour se faire une idée exacte de l'aveuglement du préjugé i.iiiiinil
S. PuiLlPi'SON, II, p. 30.