‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 114 sur 570 · PiiiLiPPSON, I, p · texte numérisé non relu

PiiiLiPPSON, I, p

7. Krl'g, Belrachluiigen iiber den NiUionalreichthum des preussichen Staates, I, p. 404.— Phiuppson", I, p. 468; II, p. 114.

8. Stadelmann, Publ. aus den k. pr. Staatsarchiven, XXV, p. 38. — Tbeitschkk,

Voyant, après la guerre de Sept Ans, la noblesse fort endettée, Frédéric II avait cherché à lui Aenir en aide non seulement par des avances directes, mais par des mesures d'un caractère plus général. En 1769 *, Carmer, alors ministre de la justice en Silésie, avait fondé, par la réunion des propriétaires nobles de la province, la première de ces banques de crédit agricole qui portaient le nom de Landschafl. Elles avançaient les capitaux aux propriétaires des biens nobles de la province, moyennant un intérêt de h 7* pour 100, et trouvaient de leur côté, grâce au crédit dont elles jouissaient, à emprunter au taux de h pour 100 '. Les obligations émises par ces associations de crédit mutuel, gagées par l'ensemble des biens nobles de la province, avaient rencontré la plus grande faveur, et la noblesse, obligée auparavant de négocier ses emprunts au taux de 10 pour 100 ', de se remettre la plupart du temps aux mains des usuriers, avait trouvé dans cette combinaison nouvelle des facultés d'emprunt exceptionnelles.

Des associations semblables s'étaient créées en 1777 dans la Marche Électorale et dans la Nouvelle Marche, en 1780 en Poméranie, en 1787 dans la Prusse occidentale, en 1788 dans la Prusse orientale *. Toute rinstilulion portail un caractère exclusivement aristocratique. C'était l'ensemble des domaines nobles qui formait seul le gage de ces associations, dont le crédit ne profitait qu'aux propriétaires nobles ^. Se rattachant aux traditions des anciennes associations oligarchiques qui avançaient jadis des fonds aux souverains, qui percevaient, pour les amortir, des impôts spéciaux et que le Grand Électeur avait fait à peu près disparaître ", elles étaient un foyer d'esprit et de préjugés aristocratiques". Dans les Marches, notanunent, elles constituaient avec leurs directions provinciales, avec leur comité exécutif et leurs assemblées générales, une organisation puissante,

1. PiiiMi'Psox, I, p. 404. — Stadblmann, Puhl. nus ilen k. pr. Staalsarchiven, XI, p, ii'i. — BoiisiiAK, II, p. 224.

2. Stauklmamn, Put/1, (tus den k. pr. Staatsnrchiven. XI, p. 127; XXV, p. 37. — BoRKtiAK, II, p. 224. — l>iiii.in'80N,,l, p. 4U4.

3. Stadklmams, l'uhl. au.1 tien k. pr. .'^tniil.inrchiven, XXV, p. 37.

4. l'iiii.ii'i'HO.N, I, pp. 4()4-4(i5. — BoiiMiAK, II, p. 224.

5. l'HiLiPi-noM, I, p. '65. — STAbBLMANN, Pufit. oustlenk.pr. Stnatsarchiven, XXV, p. 41.

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