‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 116 sur 570 · Treitschke, I, p · texte numérisé non relu

Treitschke, I, p

4. Il réserve même à la noblesse les hautes fonctions administratives. Philippson, 1, p. 16. — Stadelma.n.n, Publ. aus den k. pr. Staatsarchiven . XI, p. 9.

5. Piiii.u'psos, I, p. 16. — Stadelmann, Publ. aus den k. pr. Staatsarchiven, XI, p. 115; XXV, p. 23. — Aus den Papieren Schôn's, I, p. 21. — Leiimaxn, Schaimhorst, II, pp. 58, 59, 60. — Khédéiuc II, Correspondance avec Voltaire, III, pp. 48, 136. — Droysen, Geschichte der preussichen Politik, V, i, p. 40. — H. V. Sybel, IJeber die Entwicklunf/ der absoluten Monarchie in Preussen. Kleinc historiche Schri/ïen, I, p. 537.

pirations différentes de celles qui ont dicté sa correspondance avec Voltaire, et, dans sa pratique de souverain, il se porte sans hésitations aux dernières exagérations de l'esprit de caste.

La noblesse seule a le sentiment de l'honneur '. Frédéric II l'écrit et il en est convaincu; il ne veut que des officiers nobles. Dans les circonstances pressantes, dans les crises de la guerre de Sept Ans, lorsqu'apparaît trop violent le contraste entre les entreprises téméraires de Frédéric il et les maigres ressources du pays qu'il gouverne, il laisse pénétrer, dans l'arche sainte du corps d'ofllciers, des individus étrangers à la noblesse. Mais, la paix conclue, le roi n'hésite pas à se défaire des mtrus. Peu importe qu'ils aient répandu leur sang à son service, il les congédie sans autre forme de procès. Tout au plus les classera-t-il, par faveur spéciale, dans les régiments de garnison qui sont le réceptacle des officiers en disgrâce *.

Le roi n'autorise jamais un noble, un officier, à épouser une fille de condition bourgeoise '. « Je n'aurais bientôt plus », dit-il, « que des bourgeois pour officiers *. » Ce n'est pas seulement le projet de mariage du lieutenant de Ruttberg avec la fille d'un agent inférieur des forêts qui est considéré comme « une mésalliance de bas étage » "; l'exclusion s'étend aux filles de négociants riches et considérés. Un officier ayant enlevé, avec promesse de mariage, la fille du conseiller de justice Rothkirch, fonctionnaire d'ordre élevé, le roi oblige le coupable à indemniser la jeune fille, mais lui interdit de l'épouser *.

La théorie des castes ne se trouve pas seulement appliquée dans les actes des souverains '. Elle est codifiée dans un monument de législation, dans le Code général pour les États prussiens. Celte œuvre considérable, achevée seulement (juelques années après la mort de Frédéric, avait été entreprise sous son règne ^ Il est assez frai)panl d'y rencontrer, à la fin du xyiii" siècle, au terme du grand mouvement

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