‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 145 sur 570 · Philippson, I, p. 52; II, pp · texte numérisé non relu

Philippson, I, p. 52; II, pp

5. Stadelmann, Publ. ans den k. pr. Staatsarchlven, XXV, p. 4.

G. TitEiTscuKK, I, p. 152. — BoR.NHAK, II, pp. 180, 311. — Philippson, II, 198. 7. Philippson, I, pp. 12, 192, 210, 388, 390; II, p. 173. — Stadelmann, Publ. aus den k. pr. Staatsarchiven, XXV, p. 7. — Voir la distinction que Huiler établit

l'histoire intérieure de la Prusse, un rôle si important, et celle transformation avait acquis encore plus de gravité, en raison du caractère des personnages qui formaient l'entourage royal.

Frédéric-Guillaume II était, dès sa jeunesse, tombé irrémédiablement sous l'influence de la lille du trompette Enke, mariée plus tard au chambellan Rietz, et faite, sur la lin du règne, comtesse Lichtenau, Rien n'avait pu ébranler l'empire de cette intrigante : ni les multiples mariages de la main gauche que la casuistique du consistoire supérieur avait permis à Frédéric-Guillaume de greffer sur son mariage légitime, ni les nombreuses infidélités que la Rietz — comme on l'appelait — avait permises à son royal amant, ou qu'elle s'était permises à elle-même \ C'était autour d'elle que s'était groupée la coterie' qui dirigeait la politique prussienne. Cette coterie était surtout composée des adeptes de l'ordre des rose-croix, auquel le roi s'était affilié dès sa jeunesse, et qui réagissait contre les tendances du rationalisme contemporain par une sorte de mysticisme exalté. Sans valeur intellectuelle, subalternes et médiocres, ces hommes avaient assuré leur empire sur le faible monarque par tout un ensemble de supercheries, de pratiques surnaturelles %• surtout par un système d'hypocrisie morale, avec lequel la conduite journalière de Frédéric-Guillaume et la leur contrastaient singulièrement*.

Que l'on songe au caractère étroitement personnel du régime monarchique en Prusse, à cette intervention constante du souverain, dont la maxime est de penser et d'agir pour la communauté, et qui apporte, dans l'accomplissement de cette mission, une force de volonté, une application, une puissance de travail exceptionnelles, et que l'on imagine l'organisme ainsi préparé tombant aux mains d'un souverain médiocre et paresseux '', d'une coterie; de médiocrités impuissantes et corrompues.

Dans cet État artiliciel, galvanisé par l'action incessante d'une volonté uniciue, vigilante, absolue, cette impulsion centrale d'où Ituit dépend, fait subitement défaut. Le seul ressort qui mil en mouve-

cnlrc l« >,'oiivcrnomcnt de rnhincl sous Fmiriric-diiillniime II el sous Krcidoric- Guillntiiiii- III, HrrKKH, (lie Knbinels rrr/innuf/ imd J. W. Lombard, p. 92.

1. l'iili.ii'i'M.N, 1, pp. M, ISO. ISl; II, pp. 148, !.;«, '2!t8.

2. l»iin.n'i>Ho.-<. I, pp. :«r., 'M, 18. 180, 1S2, lS:i; II, p. 149. Iii2.

3. l'iiii.iPl'Ho.x, I, pp. (Jî;, 118, 182. 18:i, 190, 20(1, 248, 290,294; II, pp. 140, 149, 150.

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