‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 148 sur 570 · LE DÉSARROI ADMINISTRATIF. H · texte numérisé non relu

LE DÉSARROI ADMINISTRATIF. H

pelle à la troisième personne , morigène et menace comme des enfants \ on les retrouve, moins de dix ans après, en révolte contre la volonté royale. Ou plutôt, ils pliaient devant la volonté royale : maintenant, ils ne la sentent plus, et s'émancipent ^

En constituant un gouvernement occulte en dehors de l'organisation régulière, en livrant le pays aux fantaisies et aux intérêts de la coterie qui l'entoure, Frédéric-Guillaume II a soulevé contre lui l'administration du pays tout entière ^ Ce ne sont pas seulement les tribunaux qui condamnent le roi à replacer ou à indemniser les fonctionnaires révoqués par lui; ce n'est pas seulement le consistoire supérieur \ appuyé par le directoire général % qui entre en guerre contre les tendances piétistes de VVôllner, contre le régime d'oppression religieuse inauguré par lui, avec l'assentiment et l'appui du roi ". C'est, dans les dernières années, lorsque le monopole du tabac est rétabli \ constitué en organisation indépendante et conlié à un favori, une véritable insurrection de l'administration ^

Lorsque les négociants de Danzig, encore imbus des souvenirs récents de l'indépendance municipale, résistent au rétablissement du monopole, se refusent à laisser mettre sous scellés les quantités de tabac accumulées dans leurs magasins sous le régime de la liberté commerciale, les magistrats de la ville a[)puient leur résistance. Le directoire général adresse, au nom du roi, une circulaire aux agents administratifs pour les mettre en garde contre les ordonnances, rendues également au nom du roi, par l'administration des tabacs. Enfin l'administration de l'accise soutient les rebelles et interdit à ses agents de prêter aucun concours aux agents du monopole.

L'organisme semble se dissoudre ', et l'administration prussienne,

1. Stadei.mann, Publ. aus den k. pr. Staatsarchiven, XI, pp. 13, 49, 94, 98, 118, passim : Wailet nur dasz ich nach Preussen koinme, écrit Frédéric H à la ctiainbre provinciale de Bromberg, p. 77, so werde icii Euch abscheulich auf die Fingcr Idopfen, p. 131,

2. Staoelmann, Publ. aus den k. pr. Staatsarchiven, XXV, p. 7.

'i. lùist aile seine Vnlevllianen, f'ast sein <junzes Beamtenthum, dit Piiilippson, II, p. 152. — Ibid.. 1, pp. 113-115.

4. PiiiLippsoN, 1, pp. 222, 223, 324.— L'opposition des tribunaux, ibid., pp. 230, 239, 242, 244, 250, 341, 348, 360.

5. PiiiLippsoN, 1, pp. 2G1, 264, 271, 288, 336, 356, 357, 375, 386.

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