PiHLippsoN, II, pp. 276, 2S
9. PuiLippsox, II, p. 281. — Grimmiyer Zwist und voltige Auflôsung, dit Phiuppson,
soumise naguère à une discipline rigoureuse, donne, surtout depuis que la maladie a accru l'inertie du roi *, le spectacle de l'anarchie la plus complète, et, par une suite nécessaire, celui de son impuissance et de son inertie '.
C'est là le trait dominant du régime prussien sous Frédéric- Guillaume Il ^. On peut y relever les tendances do réaction accusées, plus hostiles même que celles des précédents rois au développement naturel et nécessaire du progrès social. On peut encore faire l'essortir, comme un de ses traits saillants, ces tentatives d'oppression des consciences, d'intolérance religieuse, d'hypocrisie piétistc, auxquelles le nom de WoUner est demeuré attaché *. Mais il n'y avait plus, au centre, une volonté assez forte, uue intelligence assez vaste, pour suivre avec conséquence, et pour imposer, un système de gouvernement, un ensemble de doctrines, quel qu'il lut ^. Ce. qui caractérise véritablement l'évolution intérieure de la Prusse après la mort de Frédéric H, c'est l'affaissement de l'autorité souveraine ".
Le souverain, qui recueillit après la mort de Frédéric-Guillaume II, en 1796, cet héritage dilUcile, n'était point en état de restituer au pouvoir monarchique ce qu'il avait perdu d'aulorilé \ Par un singulier hasard, l'homme qui devait occuper le troue des Ilohenzollern durant le demi-siècle où se succédèrent léna, la domination napoléonienne, la guerre d'indépendance, les traités de 1815, la Sainte-Alliance, se distingua de ses ancêtres par sa faiblesse intellecluelle et par une indécision " qui n'a point été le défaut ordinaire de sa famille.
Frédéric-Guillaume III arrivait au pouvoir à l'âge de vingt-sept ans. Tenu jusqu'alors éloigné des affaires, d'une timidité naturelle
I, pp. 284, 438;— le désarroi adminislratif. Ibid., 1, pp. 261, 264, 266, 361, 438;
II, |.p. 203, 2-6, 278.