Treitschke, I, p
5. Stadelmann, Publ. aus den k. pr. Staaisarchiven, XXX, p. 4. — Me.nzel, Zwanzig Jalire preussischer Geschichle, p. 523.
dans cette première partie du règne, Liicchesini, avaient fait leur chemin dans le salon de la comtesse Liclitenau. Leur réputation d'immoralité était établie et presque personne de leur temps ne croyait même à leur incorruptibilité \ Le haut personnel administratif même ne fut point changé. Goldbeck demeura grand chancelier, et Hoym resta, jusqu'en 1806, à la tête de l'administration de la Silésie, malgré les scandales de son passage dans les nouvelles provinces polonaises.
Ce qui caractérise la faiblesse du roi *, c'est qu'il paraît ne s'être fait aucune illusion sur la valeur du personnel qui l'entourait et auquel il avait confié les destinées de la Prusse : « Je ne désire qu'une chose », dit-il en 1806, « que l'on me donne la preuve de la trahison de tous ces gens-là et je les écarte; j'en ai horreur ^! »
Il est toutefois nécessaire de faire une distinction entre les agents subalternes qui avaient dominé Frédéric-Guillaume II, et les conseillers personnels qui furent maîtres de l'oreille de Frédéric-Guillaume III. Si la direction des affaires extérieures et les hautes fonctions administratives restèrent aux mêmes mains, Frédéric-Guillaume III eut du moins, pour conseillers intimes, dans la condnite des affaires intérieures, des personnages moins corrompus *.
11 avait paru, dès le jour même de son avènement, préoccupé de suppléer aux faiblesses de son propre jugement en se constituant « une seconde conscience ». Rien ne saurait mieux caractériser, à la fois, sa déllance de lui-même et l'étroitesse de son esprit, que l'insistance avec laquelle il tint à cette conception, rien, si ce n'est le choix même des personnages auxquels il confia ce rôle, et l'éloignement qu'il témoigna aux hommes qui eussent pu lui apporter précisément ce qui lui manquait : la supériorité intellectuelle et la capacité active.
Menken fut le premier des conseillers de Frédéric-Guillaume III. Scribe de cabinet sous Frédéric II, tenu à l'écart sous Frédéric-Guillaume II, il avait des idées générales, même des tendances
1. Nous ne parlons point de Lombard, que Hni'uni, dans le livre qu'il vient de publier, di'rroiid du reproche de romiitlion et d'iiunioralilé, mais (|iii n'elail pas nioinii 8iispc<:l. Iln'ctii, Die Kaitiie/.iir(/irruii;/ tiiiil J. VV. Lombard, p, 4~;i.
2. DoM.xuAK, II, [1. ;{i»l. — Voir sa pu»iliaiiiniité vis-à-vis de \\'<>liner. Mknzrl, Zwntizig J/i/ut firpunsincher Geschichle, p. 508. — IIî kikii, /'te Kithinetsregiei'untf und J. iV, Loiiihtird, p. U3.
3. l'Einz, SlritCs Uben, I, 329. — ÎUmkk. Hantriihcrf/, III, p. ISii.
4. TMKirscUKK, I, p. 141. — .Sciu'cK. l'nedrich-W'ilhi'lm III und seine Mlhe. (AUiandlunijen dcr ïichleaischen (ivsclUchiifl, i8G7, p. ti:!.)