Der Kolosz mit thônernen Fûszen. BoR^H.\K, II, p
2. Die gesellschaftliche Basis au f der der Staal ruhte, Beam lentum und Groszgrundbesilz,.., war zu schwach. Bohnhak, il, p. 141. — Erinnerungen aus dem Leben des Feldmarschall's von Boyen, 1, p. 222.
contemporaine. Non seulement Stein, Hardenberg ', Scharnhorst, Gneisenau, pour ne parler que des plus illustres, avaient passé une grande partie de leur longue carrière dans l'administration ou dans l'armée prussienne d'ancien régime, mais, ce qui est bien plus significatif, aucun d'entre eux n'était Prussien d'origine ; et ce n'était point un pur hasard ' qui les avait attirés vers l'État prussien, même au temps de sa décadence politique, et qui devait les réunir dans l'œuvre commune de son relèvement.
Si l'administration prussienne put servir d'école à de semblables hommes, c'est qu'elle demeurait, malgré ses vices et sa décadence, une création originale, le résultat et comme la synthèse de l'évolution qui avait fondé l'État moderne en Prusse.
Lorsque le pouvoir monarchique avait reconquis sur l'oligarchie les attributions de la souveraineté, ce succès avait eu pour premier résultat, la formation de l'administration monarchique.
Les luttes que Frédéric-Guillaume I" avait eu à soutenir pour organiser définitivement le nouveau pouvoir, s'étaient traduites par les conflits et les dissensions intimes qui avaient divisé, sous son règne, les deux éléments dont se composait le personnel administratif : l'élément monarchique et l'élément oligarchique ^ Et c'était, en quelque sorte, au sein même de l'administration que s'était réalisé le compromis entre la souveraineté royale et l'aristocratie foncière *. L'administration n'avait pas seulement absorbé la plus large part de l'activité intellectuelle de la noblesse prussienne. Elle s'était également incorporé, lors de la suppression de l'oligarchie municipale, la partie la plus active du tiers état urbain \
L'idée qui, au xviii" siècle, s'était dégagée si nettement en Prusse, l'idée d'État, l'idée de l'intérêt collectif, s'était, on quelque mesure, incarnée dans l'administration prussienne '. Dès son origine, elle
i. Voir combien il cal encore considéré comme étranger lorsqu'il administre les duchés franconiens, Philippson, I, p. 408; — même encore en 1807, IUnke, Hardenberg, III, p. 396.
2. Voir Stein en 1801 : Wenn mnn innig ilhcrzetigt ist, dasz dciitschr Vercdbing und Cullur fe.sl und unzerlrennlich an dax Gliirk der preuszischen Monarchie gfketlel ist. l'Kiirz, I, p. 279; — et Scliarnhorsl, I.kiimann, Scliarniiorst, 11, p. 8.