‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 174 sur 570 · BORMIAK, il, p · texte numérisé non relu

BORMIAK, il, p

3. Das hôhere Canl- und MUitûrbeamtentum, in welches unter Friedrich-Wilhelm I der f/esammle Adel des Landes eintrilt, ohne dasz dadurch Bûrgcliche ausi/eschlossen wciren, scliUeszt sich ab iind bildel nach dem SLurz des Slûndetums die neue herrschendc Klasse im Staale. Bor.miak, II, p. 50.

4. EuNST Meikr, Die lie/'urm der Verwatlung s -Organisation unter Stein und Hardenberg, pp. 33 à 37. — Voir l'admission de Schôn.

5. Eine Gesellsc/taf'tsklasse in die nieinand Zugang fand als wer darin geboren, dit BoHNiiAK, II, p. 49. — Philipfson, I, p. 137. — ... damit der Monarch nicht von der Burenukratte verdrângt werde, dit Phiuppson, I, p. 191.

6. Voir ci-dessus, parliculit'rement sous Frédéric-Guillaume 11, Philippsok, 1, pp. 232, 251, 261, 264, 266, 288; II. pp. 20, 160, 270, et passim.

1. Knapp, I, pp. 86, 89, 120, 122. — Stadelmann, Publ. aus den k. pr. Slaatgarchiven, II, pp. 106, 107, 121; XI, pp. 88, 102, 108.

A la fin du. règne de Frédéric-Guillaume H, lorsque le roi avait livré la direction des affaires au cabinet, à son entourage personnel, lorsque celte direction avait tenté de s'exercer, en dehors de l'administration régulière, et souvent contre elle, on avait vu, dans les affaires administratives, comme dans les questions religieuses, les organes administratifs les plus élevés, le directoire général, la bureaucratie tout entière s'insurgeant contre ceux qui représentaient et qui dominaient le souverain *.

Mais où apparaissait d'une façon particulièrement frappante la conception que l'administration prussienne se faisait de son propre rôle, c'était dans cette doctrine particulière de l'inamovibilité des fonctionnaires qui a joué dans l'histoire intérieure de l'Ëtat prussien un rôle si persistant '.

En 1787, au lendemain de la mort de Frédéric II, la commission de législation, et, après elle, le Conseil d'Etat en séance plénière, c'est-à-dire l'assemblée des ministres, s'appropriant une opinion de Carmer, posèrent en principe que le roi n'avait point le droit de révoquer un fonctionnaire sans jugement '.

Le ministre Arnim ayant révoqué, à quelque temps de là, le directeur de l'administration des bois domaniaux *, Treplin, celui-ci introduisit une instance devant les tribunaux. Il obtint un jugement qui condamnait l'Etat à lui payer ses émoluments, malgré sa révocation. Il est vrai que Frédéric-Guillaume II, qui avait paru se soucier assez peu des décisions théoriques qui proclamaient l'inamovibilité des fonctionnaires, était beaucoup moins disposé à accepter une limitation réelle de son autorité ^ Il adressa aussitôt à Carmer un ordre de cabinet où se trahissaient sa surprise et son indignation : « Qu'est-ce que cette justice? » écrivait-il. « Qu'est-ce que cette commission de législation «pii prend ses décisions sans me prévenir, et ces tribunaux qui les appliquent et qui rendent sentence contre moi? Est-ce que je n'ai pas le droit de congédier mes fonctionnaires comme vous vos serviteurs*? » Et il prescrivit de renvoyer l'affaire devant le tribunal

i. Voir ci-flcHiis, p. m.

Page 1