‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 183 sur 570 · Piiii.U'PSOX, 1, p. 18. — BoBNiiAK, II, p · texte numérisé non relu

Piiii.U'PSOX, 1, p. 18. — BoBNiiAK, II, p

S. PiULiPPSON, I, p. JuO. — Stadiïlmann, l'ufjl. aus den /». jir. Slaalsurchiten, XXV, p. 20.

Chaque fois que Frédéric-Guillaume II reçoit des plaintes de paysans contre les seigneurs, il est porté à rejeter la faute sur les premiers *. Tout au pins ne va-t-il point, lorsque la justice est saisie, jusqu'à en arrêter ,1e cours *.

En 1786 et en 1787, il reprend les ordonnances menaçantes du Grand Électeur contre les plaintes inutiles des sujets ^. Les seuls conseillers que le paysan puisse trouver pour écrire ses pétitions, ce sont ces petits agents d'affaires ruraux que les Allemands désignent du nom expressif de Wmkelconsuletiten.

Le roi les menace également des peines les plus sévères. En 1790, le ministre Silésien, Hoym, interdit à la feuille provinciale {Schlesischen Provinzialblatter) de rien écrire en faveur des paysans contre les propriétaires nobles *.

En 179Zi ^ le roi déclare solennellement que jamais il ne réduira les obligations des serfs envers les seigneurs, que jamais même il n'autorisera le rachat des corvées ou des services ; et le ton de cette déclaration, que n'eût jamais signée Frédéric II, indique la partialité la plus marquée en faveur de l'aristocratie foncière, et tout le parti pris du préjugé féodal.

De même, Frédéric-Guillaume II cherche, pour ainsi dire, à reconstituer l'ancienne situation politique de l'oligarchie foncière. Nous avons vu qu'il ne la favorise pas seulement, comme Frédéric II, sous mille formes dans ses intérêts matériels *. Il tend encore à lui restituer, particulièrement dans la Prusse orientale, des privilèges et une autorité politiques.

Ces tentatives de résistance, qui furent très générales en Europe, devinrent, par un contre-coup naturel, l'un des éléments, et non le moins eflicace, l'une des formes de la propagande révolutionnaire. Les écrivains prussiens n'ont pu méconnaître ce genre d'inlluence : « Ce n'est pas », écrit Treilschke ', « ce n'est pas la propagande des républicains transrhénans, c'est la politique dynasli([ue des cours

1. STADEr.MASX, Puhl. nuK don k. pr. Slaatsarchiven, XXV, p. 21. — Piiii.ipi'son, I, p. iSt; II, p. l'H.

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