Phiuppson, I, pp. 37, 39, til
de Nicolaï en particulier, furent tellement marquées que ce dernier n'échappa point, lorsque commença la réaction contre les idées de VAu/klàrung, au reproche de s'être arrogé peu à peu sur les esprits, au nom de la tolérance, une sorte de dictature littéraire *.
Dominant sans réserves la société fort dissolue de Berlin, en particulier cette société juive si brillante, qui en formait, avec Rahel Levin, avec Henriette Herz ', l'élément le plus vivant, le plus intellectuel et le plus attrayant, les idées de XAxifklàrung s'étaient étendues de toutes parts; elles s'étaient même répandues en dehors du milieu intellectuel ; car, par leur caractère vulgaire et très saisissable, elles se prêtaient admirablement à la propagande ^.
Zedlitz avait peuplé le consistoire supérieur de leurs adeptes; elles avaient pénétré jusqu'aux plus modestes chaires de village. La plupart d'entre elles étaient devenues des écoles de rationalisme, d'où se répandaient dans le peuple les idées de tolérance et l'éloignement des préjugés religieux *. On s'en aperçut à plus d'un symptôme sous le règne de Frédéric-Guillaume II, particulièrement lors du procès célèbre du pasteur Schulz \
Le pasteur luthérien de Gielsdorf, Schulz, enseignait, en complet accord avec sa communauté, avec le seigneur du lieu qui en était le patron, que les dogmes de la Trinité, de la divinité de Jésus-Christ, que les dogmes essentiels de la religion chrétienne n'étaient point établis dans les livres saints. Il avait écrit un traité sur l'abîme qui sépare la morale de la religion, et se rattachait aux doctrines du déisme le plus vague. Lorsque WoUner, lorsque l'autorité royale, engagés dans la lutte contre VAiifkldrung, avaient, à la suite de l'Édit de religion, entamé une poursuite judiciaire pour arriver à la révocation de Schulz, ils s'étaient heurtés à la résistance de la plus haute autorité religieuse de l'Étal. Le consistoire supérieur avait déclaré que les doctrines de Schulz, si elles étaient en opposition avec la confession d'Augsbourg, n'étaient point contraires aux principes essentiels
i. Piiiupi'so.x, I, p. 48; II, pp. 23(5, 2i5, dcr nctie lUerarch, der Pilchter der Aufkldruuf/,
2. VAitMiA(iK.'< vo."« Knsk, lltihelf Ein Buch des Andenkens fur ihre Frcunde. — FlRiT, llriirielte llerz. p. 121.