Tkeitschke, I, p
5. Treitschke, I, pp. 146, 233. — Haeussek, III, pp. 31, 32, 165.
lourdement sur les individus; c'est seulement après que la domination étrangère eut été ébranlée par les coups du dehors, que la nation allemande retrouva en elle-même quelque principe d'action \
Reportons nos regards du côté de la Prusse : c'est là que le mouvement vers l'unité allemande va. devenir en quelques années un mouvement politique; c'est là que la société va se refondre, non point en recevant des mains d'un envahisseur étranger l'empreinte plus ou moins passagère de la centralisation démocratique, issue de la Révolution française, mais par un travail de reconstitution spontanée qui se mêle étroitement à l'explosion du patriotisme et du sentiment d'indépendance.
Notre patriotisme peut trouver quelque satisfaction rétrospective à constater avec quelle humilité une partie de l'Allemagne a subi la domination de notre peuple, et abdiqué entre nos mains son individualité ; ce n'est pas là qu'il faut chercher les origines de l'Allemagne actuelle.
La Prusse n'était point demeurée étrangère au mouvement d'idées qui agita l'Allemagne. Berlin avait été détrôné par Weimar, en même temps que \' Aufklârung faisait place aux tendances littéraires nouvelles '. Mais la Prusse pouvait revendiquer quelques-uns dos plus grands esprits qui prirent alors la direction du mouvement intellectuel.
De Kônigsberg, Kant exerçait son action sur l'Allemagne entière ^ Non seulement on a pu dire que le mouvement de l'indépendance nationale ne se fût point produit sans lui *; non seulement ses doctrines formaient pour l'avenir les hommes qui contribuèrent le plus à relever l'Allemagne et la Prusse de leur abaissement; mais elles dominaient le mouvement littéraire. Schiller était imbu de la philosophie de Kant; c'est sous l'influence "de ces doctrines que son esprit |)rit plus de mesure, et que l'on vit se substituer aux productions violentes" et désordonnées de sa jeunesse les œuvres plus par-
i. TneiTficiiKC, I, p. 2")3. — Aux drm \nchlasse Ltidmg's von dki» Mahwitz, I, p. 128.
2. TiiKiTîtciikK, I, p. 102. — l'iiii.ini'SON, I, p. 97; II, p. Siî).
3. Titt:iTH<:iikK, I, p. l'J. — J.-H. Imciitk, J.-C. Ficfite's l.chen untl lilcrurischei' Driefuicclael.
4. Piiii.ifi'fiox, II, p. 230. — Lkdiiann, Kneaebeck und Schdn, p. 87.